17e édition de la Fête « Gbédokpo » : Des fils d’Agamè et de Koudo scellent l’union autour du développement

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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17e édition de la Fête « Gbédokpo

Dénommée « Gbédokpo », la fête des retrouvailles des ressortissants d’Agamé et de Koudo, deux arrondissements de Lokossa, était à sa dix-septième édition, du vendredi 30 mars au dimanche 1er avril dernier au Ceg1 Agamè. Placée sous le parrainage du ministre Romuald Wadagni, cette célébration qui sonne la mobilisation autour des actions de développement, a enregistré la participation du préfet du Mono, Komlan Zinsou, du député Dakpè Sossou et du maire de la ville de Lokossa, Pierre Awadji.

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L’édition 2018 de la fête « Gbédokpo » revêt, pour ses organisateurs, une double importance. Au-delà des retrouvailles festives annuelles entre filles et fils d’Agamé et de Koudo, l’événement vise à célébrer, de leur vivant, des acteurs de développement des deux arrondissements, dira Norbert Gangbédji, président de l’Union pour le développement économique, social et culturel de l’arrondissement d’Agamè (Udesca).
Dans ce cadre, Dr Sotelle Houessou, l’opérateur économique Casimir Awadji qui a fait venir la star togolaise King Mensah en vue de rehausser l’ambiance de la célébration, et plusieurs autres personnalités ont été distingués. Pour le président de l’Udesca, les nominés sont ainsi reconnus comme « artisans de la paix et du développement local et effectuent leur entrée dans la classe privilégiée des sages qui doivent anticiper sur les crises et les missions de paix locales ». Ces missions de paix et de développement, précise-t-il, passent par la recherche de solution à la gestion tumultueuse de la coopérative d’aménagement rural d’Agamè. « Au lieu de les conduire vers le bonheur et le bien-être, regrette le président de l’Udesca, cette coopérative est le premier handicap à l’épanouissement des populations d’Agamè ». C’est pourquoi, en plus des nominés, il invitera les cadres, la diaspora et les autres ressortissants, ainsi que les autorités communales et préfectorales à « accompagner sincèrement la coopérative lors du renouvèlement de ses responsables prévu en juillet prochain dans un esprit de démocratie à la base ». Gage d’une gestion rationnelle de la coopérative, le renouvellement des membres du bureau, projette Norbert Gangbédji, marquera un nouvel essor du développement de leurs localités, voire de toute la commune de Lokossa ».

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Cap : développement

Les arrondissements d’Agamè, de Koudo et de Houin, clame Norbert Gangbédji, ont tout ce qu’il leur faut pour se développer et impacter tout Lokossa, chef-lieu du Mono. « Pourtant, avec plus de 500 millions francs Cfa par an de recettes pour la coopérative, celle-ci n’arrive pas à réhabiliter des pistes rurales, à construire des salles de classe, à soutenir le budget communal, à soulager les peines de ses sociétaires incapables de payer les redevances locatives des terres et les salaires de leurs ouvriers », regrette-il. Autant de contre-performances qu’il a souhaitées voir corrigées, à partir de la présente édition, à travers des actions de développement.
En effet, la dix-septième édition de Gbédokpo annonce le changement de cap avec l’organisation d’une collecte de fonds en vue de contribuer au financement d’un ouvrage sociocommunautaire. Il s’agit du téléthon « un paquet de ciment pour la réalisation de la clôture du Ceg 1 Agamé » qui a rapporté plus de 228 000 francs Cfa. Se servir du creuset Gbédokpo pour promouvoir des valeurs de fraternité, de solidarité et soutenir les plus vulnérables, accompagner le développement local a été également le vœu de l’abbé qui a célébré le culte catholique de dimanche dernier, jour de l’apothéose des festivités démarrées depuis vendredi dernier par des libations dans des couvents de religions endogènes. Au regard de cela, il invitera les populations en fête à aller à l’école de Jésus-Christ, de la victoire du bien sur le mal. « S’il y a une chose à demander au cours de ce culte, soulignera-t-il, c’est de travailler à l’unité ». Car, pour lui, rien de beau ou de bien ne se fait sans l’endurance, l’humilité et l’abaissement qui mène vers son prochain.
Au cours de la messe, l’abbé Mathieu Messangbo, initiateur de Gbédokpo, a été également célébré, à titre posthume, pour rappeler l’objectif de pacifier les relations entre les filles et fils d’Agamè et de Koudo, ayant motivé sa vision.
Plusieurs activités récréatives ont jalonné la célébration de Gbédokpo 2018 dont les plus marquantes, dimanche, ont été les démonstrations des Zangbéto, les prestations des artistes de la musique moderne tels que King Mensah et Allézé Détonfo.
La journée du lendemain samedi 31 mars a été meublée, entre autres, par une soirée dansante et plusieurs jeux sportifs dont le match de football qui a opposé une équipe des femmes mariées à celle de jeunes filles. Remportée par les femmes mariées sur un score de 2-0, ce match insolite restera longtemps gravé dans les esprits. Aussi Dr Sotelle Houessou et Casimir Sossou se soucient-ils déjà de comment maintenir, au cours des prochaines éditions, la ferveur et la liesse populaires enregistrées au cours de Gbédokpo 2018?