19e assemblée générale de l’Aifo-Uemoa-Cedeao: De nouvelles orientations face aux défis de la filière oléagineuse

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L’Association des Industriels de la filière oléagineuse de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Aifo-Uemoa-
Cedeao) a tenu, vendredi 22 novembre dernier, sa 19e assemblée générale. Les travaux ouverts par la ministre de l’Industrie et du commerce, Sadiya Assouman, assistée de son collègue de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, sont destinés à identifier des approches pour relever les défis de la filière oléagineuse.

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Fédérer les énergies pour relever les défis de la concurrence, élargir l’association et la gamme des produits. Ainsi se présentent les objectifs de la 19e assemblée générale de l’Association des Industriels de la filière oléagineuse de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Aifo-Uemoa-Cedeao).
Alexandre Zanna, président du bureau exécutif de l’Aifo, ajoutera que l’atteinte de ces objectifs est vitale et permettra d’avoir les meilleures orientations pour faire face à la concurrence des huiles importées et vendues à bas prix. Soulignant l’importance des assises, il indique que ces décisions et orientations auront aussi des répercussions positives sur le monde paysan. Au regard de tous ces défis, les textes fondamentaux de l’Aifo doivent être retouchés, a fait savoir Alexandre Zanna.
Selon le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, dans la période coloniale, les premières industries sur le sol africain étaient celles des oléagineux notamment de l’arachide. En plus, le Bénin était le berceau du palmier à huile et reste encore le géniteur de tout ce qu’il y a comme variétés performantes du palmier à huile. « Même si l’on ne fait pas beaucoup, il faut reconnaître que la Malaisie, le Brésil, la Côte d’Ivoire sont venus au Bénin », a-t-il tenu à faire savoir. De même, le Bénin dispose du soja dont s’emparent les femmes pour fabriquer du fromage et les industriels en extraient aussi l’huile. Ensuite, il est producteur du coton dont les graines génèrent de l’huile. « Le coton caracole en tête de toutes les matières premières en termes de capacité de transformation et de volume», souligne Gaston Dossouhoui. A ces produits, il a ajouté le karité dont la moitié de la production n’est même pas collectée. Selon lui, il est important de développer des stratégies pour faciliter la collecte de cette noix, son traitement primaire, l’extraction de son beurre et la fragmentation de ce beurre.
Mais la valorisation de ces produits patine à cause de l’action isolée des acteurs. Cet état de choses ne permet pas aux pouvoirs publics d’avoir une idée sur les éléments nutritifs des huiles fabriquées par les industries locales et sur le volume produit. Aussi, s’est-il réjoui de l’existence de l’Aifo dont il a demandé aux membres d’agir dans le sens de la valorisation de leurs huiles.

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Partenariat public-privé: la bouée de sauvetage

Procédant à l’ouverture des travaux, la ministre de l’Industrie et du Commerce a noté que les assises illustrent les efforts de partenariat public-privé que ne cesse d’encourager le gouvernement de Patrice Talon. A cet effet, Sadiya Assouman a réaffirmé le soutien du gouvernement à l’Aifo. A l’en croire, l’objectif de cette association est de développer et d’entretenir la coopération et la coordination technique et économique entre les industries oléagineuses et la communauté. Sa mission, poursuit-elle, est également de résoudre les problèmes auxquels la filière se trouve aujourd’hui confrontée. Dès lors, elle souhaite qu’au cours des travaux, les participants puissent se consacrer à d’identification des approches de solutions susceptibles de les résoudre progressivement pour faciliter le développement de la filière. Dans ce cadre, signale-t-elle, les réformes engagées par le gouvernement de la rupture contribuent à résorber les problèmes relatifs aux matières premières notamment la graine de coton et la noix de palme. Sadiya Assouman n’occulte pas les réflexions en cours au sujet des préoccupations liées à leur approvisionnement. Elle ne manque pas d’évoquer l’invasion du marché local par les huiles alimentaires importées et à laquelle sont confrontés tous les pays. Ces huiles sont vendues à bas prix de façon à mettre en péril la compétitivité des huiles produites par les industries des pays africains, déplore-t-elle.