1re session ordinaire 2018 des conseils communaux du Borgou-Alibori: Des décisions majeures prises pour l’avenir

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Le maire de Pèrèrè, Mariétou Tamba, s’apprête à se lancer aux trousses des cabinets de soins illégaux

Depuis quelques jours et conformément aux textes de lois qui régissent la décentralisation au Bénin, l’heure est aux travaux de la première session ordinaire, au titre de cette année, des conseils communaux. Ne dérogeant pas à la règle, les communes du Borgou et de l’Alibori ont aussi saisi l’occasion pour prendre d’importantes décisions.

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Après Bembèrèkè et Pèrèrè qui ont ouvert le bal, jeudi 22 mars dernier, c’est au tour du reste des autres communes du Borgou et de l’Alibori d’organiser également la première session ordinaire de leurs conseils communaux au titre de 2018. Ce lundi 26 mars, les travaux ont été ouverts dans plusieurs hôtels de ville. Chaque conseil communal saisit l’occasion pour prendre un certain nombre de décisions appelées à accélérer son développement.

Dans la commune de Kalalé où le maire Guéné Orou Sé a ouvert les travaux hier, ce sont des questions liées au développement local qui ont été examinées. Il y avait également le point de l’exécution du budget, gestion 2018, du 1er janvier au 28 février dernier, ainsi que l’examen du rapport d’activités du maire, pour le compte du premier trimestre de l’année 2018 au nombre des douze points à l’ordre du jour. Sur 25 conseillers, 19 ont pris part aux travaux.
Les conseillers communaux de Banikoara ont également été soumis au même exercice. C’était en marge des festivités liées à l’inauguration de leur nouvel hôtel de ville.
A Pèrèrè, jeudi 22 mars dernier, le maire Mariétou Tamba et ses collègues ont surtout discuté de la fermeture des cabinets de soins illégaux, après une analyse de la situation. Pour le moment, il sera procédé au recensement de tous les cabinets de soins en activité dans la commune. Ceux qui ne sont pas en règle, a averti Mariétou Tamba, seront fermés. L’objectif, selon elle, est de ne plus laisser les populations de la commune courir des risques, en continuant de les fréquenter.
Dans la commune de Nikki, vendredi 23 mars dernier, l’une des décisions prises par les conseillers, au cours de leur session, est l’interdiction des cérémonies de libération organisées par certains artisans. Ils exigent désormais l’organisation des examens du certificat de qualification aux métiers (Cqm). Pour le reboisement, le maire Boubakary Oumarou Lafia et son conseil communal ont également souhaité que soit dégagé, dans chacun des 90 villages administratifs de Nikki, un domaine de 5 ha.
A Kandi, le maire Issa Démolé Moko et les siens, soucieux de voir leur commune assumer son statut de chef-lieu de l’Alibori, entendent mettre des domaines à disposition pour permettre l’installation des directions départementales des différents ministères. Les membres du Conseil communal se sont assurés de l’existence des sites d’accueil et de la célérité de leur mise à disposition de l’Etat pour exploitation. Ils ont, par ailleurs, adopté le premier collectif budgétaire de l’année 2018 de la commune qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2 460 201 954 F Cfa contre le budget primitif qui était de 2 079 292 568, soit une augmentation de 18,32 %.
Ce jour, c’est la mairie de Parakou qui sacrifiera à cette exigence statutaire. Au total, onze points sont inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre qui réunira le maire Charles Toko et les membres de son conseil. Outre la mise en service d’un deuxième parking, l’étude d’un projet relatif à l’acquisition de lampadaires pour renforcer le système d’éclairage public dans la ville, ils examineront aussi la mise en œuvre d’un projet sur le cinéma et les spectacles. Ils identifieront également un domaine pour abriter la station de traitement des boues de vidange à Parakou.

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