20e concours d’agrégation des Sjpeg / Cames : Le top donné pour les ultimes épreuves à Cotonou

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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20e concours d’agrégation des Sjpeg / Cames

Près de 200 candidats venus de différents pays planchent à Cotonou dans le cadre du 20e concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Les épreuves ont été lancées, hier jeudi 4 novembre, par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat, chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
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Trois épreuves à franchir par 198 candidats ayant le grade de Maître-Assistant Cames pour prétendre au grade de Maître de conférences agrégé du Cames, après accréditation de leurs compétences par un jury international de 38 membres. Du 4 au 17 novembre, Cotonou abrite le 20e concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur.
Les candidats sont venus de différents pays dont le Cameroun, le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso pour composer dans diverses sections notamment le droit privé, le droit public, l’histoire des institutions, les sciences politiques, économiques et de gestion. Le top a été donné hier par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, en présence d’autorités béninoises et du Cames, d’éminents professeurs et universitaires, des membres du jury et des candidats. « Le Bénin se sent honoré et fier d’accueillir ce rendez-vous scientifique … », a affirmé Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale. Pour lui, le concours d’agrégation, au regard de sa rudesse et du privilège qu’il accorde, comporte une part de mythe et un soupçon de légende. Mais il relève qu’au-delà du mythe et de l’exaltation, le concours d’agrégation demeure un concours prestigieux et sérieux qui exige de tout candidat une bonne préparation, de la persévérance et de l’abnégation.
Pour Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le concours d’agrégation permet de distinguer ceux qui, par leurs capacités scientifiques et pédagogiques, auront la lourde tâche d’enseigner aux générations présente et futures puis de contribuer à l’élaboration et à l’enracinement de la doctrine. « Aussi difficile et même impitoyable qu’il soit, ce concours est un formidable mécanisme de recrutement d’enseignants qualifiés dans nos universités », atteste-t-elle.
Les membres du jury s’engagent d’ailleurs à tenir le pari pour honorer la considération et le mérite reconnus à ce concours. « Nous sommes conscients des attentes des Etats membres du Cames en matière de ressources humaines de qualité. Nous sommes de fervents militants de ces attentes et nous ferons en sorte que ces attentes soient satisfaites dans le strict respect du code d’éthique et de déontologie… Vous pouvez compter sur les membres du jury pour apprécier de manière transparente les dossiers qui nous sont soumis »,
rassure Professeur Aurélien Maurice Sosso, président du Comité consultatif général, coordonnateur des jurys.
Invités à battre le record d’admission 
La balle est désormais dans le camp des candidats. Ils devront franchir trois niveaux de réussite notamment la sous-admissibilité, l’admissibilité et l’admission respectivement au terme de trois épreuves périlleuses et éliminatoires de discussion sur les travaux ; de commentaires de texte ou de documents selon les sections ; et de leçons sur diverses thématiques. « Ils sont venus nombreux battant ainsi le record de participation », fait remarquer Professeur Abou Napon, secrétaire général par intérim du Cames, qui a exprimé la gratitude de l’institution aux autorités béninoises qui ont accepté d’accueillir en présentiel ce concours au moment où tous les pays du monde sont préoccupés par la gestion de la crise sanitaire. Il rappelle que la décision de la République du Bénin d’abriter le 20e concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Cames a été prise lors des 37e et 38e sommets du Conseil des ministres du Cames tenus à Abidjan en 2021 au moment où la ministre Eléonore Yayi Ladékan était encore présidente en exercice du Conseil des ministres du Cames. Après avoir salué tous les acteurs qui ont contribué à la bonne organisation du concours, Professeur Abou Napon a invité les candidats à affronter les épreuves ultimes avec confiance et concentration.
Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané les invitera ensuite à donner le meilleur d’eux-mêmes. « Chacun de vos pays compte sur vous… Je veux compter sur vous pour que le record d’admission à ce concours depuis 1983 soit battu ici à Cotonou », souhaite le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.
 « Devenir agrégé est votre rêve secret. Votre réussite, comme tout mérite, s’accompagne aussi d’importantes responsabilités », rappelle la ministre Eléonore Yayi Ladékan. Et Professeur Aurélien Maurice Sosso va renchérir : « Vous avez rêvé de devenir agrégés; Cotonou vous en donne l’occasion… »
Le Bénin donné en exemple
Saisissant l’occasion du lancement du 20e concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Cames, le secrétaire général par intérim du Cames a salué la disponibilité et le dynamisme du Bénin pour le bon fonctionnement du Cames. « Le Bénin a toujours été d’un soutien inestimable pour notre institution commune d’intégration en matière d’enseignement supérieur, de recherches et d’innovations », confesse Professeur Abou Napon. A l’en croire, le Bénin a régulièrement accueilli, depuis 1986, plusieurs programmes et activités statutaires du Cames. Il s’agit de cinq colloques tenus en 1986, en 1988, en 1991 et 1999 à Cotonou, puis en 2010 à Parakou; deux journées scientifiques du Cames en 1986 et en 2019 à Cotonou, quatre session du programme en 1982, en 1994, en 2004 et en 2017 à Cotonou ; une session du concours d’agrégation de médecine en 1998, trois sessions du concours d’agrégation des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion en 1993, en 2001 et en 2021 où se tient la présente session ; deux sessions du Conseil des ministres du Cames en 2013 et 2019…
« Ces efforts méritent amplement d’être salués et encouragés alors que certains pays membres, pour diverses raisons, peinent à honorer leurs engagements vis-à-vis du Cames… », fait savoir le secrétaire général par intérim du Cames. Pour lui, la métaphore de la jarre trouée du roi Guézo doit rester vive pour rappeler le rôle essentiel que chaque Etat membre est appelé à jouer pour la consolidation de l’espace commun.
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