3e Congrès régional des experts-comptables de l’Uemoa à Cotonou: Les professionnels du chiffre face aux enjeux de la digitalisation

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Le troisième congrès régional des experts-comptables de l’Uemoa s’est ouvert, ce jeudi 24 octobre, à Cotonou. Pendant deux jours, les professionnels du chiffre et autres libéraux réfléchissent sur les enjeux et défis de la digitalisation pour leurs métiers en général et la profession comptable en particulier.

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Créateurs de valeur pour les entreprises, les experts-comptables entendent saisir les opportunités qu’offre la transformation digitale tout en évitant les écueils liés au développement du numérique, afin de faire progresser la profession comptable et améliorer les économies. C’est du moins l’ambition affichée à travers la tenue du troisième congrès régional des experts-comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont les travaux ont été ouverts hier matin à Cotonou. Mais loin de se cramponner au seul métier comptable, l’organisation propose une ouverture en plaçant ce séminaire international de deux jours sous le thème « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales ».
Organisé par l’Oecca-Bénin en collaboration avec les autres ordres d’experts-comptables de l’Union, ce forum scientifique et technique de haut niveau permet aux éminences grises de différents métiers et aux opérateurs économiques d’horizons divers de s’imprégner du concept de la digitalisation et d’en tirer les avantages afin d’éviter de rater le coche de l’innovation technologique.«Dans un contexte où les mutations économiques et technologiques s’accélèrent, les professions libérales (expert-comptable, avocat, notaire, commissaire-priseur, architecte, huissier, commerçant, etc.) doivent faire leur mue ou leur reconversion pour ne pas encourir le risque d’une immunodéficience irréversible », justifie Cosme Goundété, président de l’Oecca-Bénin et président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc) de l’Uemoa. Toutefois, tempère-t-il, « L’expert-comptable est menacé d’amputation mais pas vraiment de mort subite ou de disparition, vu sa capacité d’adaptation qui l’a maintenu au rang de premier tiers de confiance du chef d’entreprise à travers l’histoire et ses vicissitudes ».
« La digitalisation fait appel à une mise à niveau générale et à l’utilisation systématique en interne comme en externe des technologies numériques et du web », selon Thomas Azandossessi, représentant le ministre de l’Economie et des Finances à l’ouverture des travaux. Pour lui, les professions libérales en général et les ordres des professionnels comptables en particulier doivent affiner la formation continue de leurs membres sur les enjeux, opportunités et les inévitables risques liés à cette nouvelle phase de la vie professionnelle. De façon spécifique, la finalité, c’est de sécuriser l’information financière et de garantir sa qualité et sa fiabilité, insiste-t-il.

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S’outiller

Le congrès permettra aux participants de s’outiller sur le concept de l’organisation du travail sur les plans humain et marketing et sur la maîtrise des risques liés à la cybercriminalité, a indiqué Serge Armand Codo, premier vice-président de l’Oecca-Bénin et président du comité d’organisation du congrès. « Il nous incombe de faire face à l’avenir de nos professions respectives pour mieux nous faire valoir dans le tissu économique de nos pays», lance-t-il, avant de décliner les trois principaux axes autour desquels s’articule le congrès. Le premier axe aborde les enjeux de la transformation digitale pour la profession du chiffre; le deuxième traite des solutions concrètes du numérique pour les cabinets et le troisième porte sur le rôle et les actions des instances professionnelles dans la transformation digitale, détaille-t-il.
Six conférences-débats et quatre tables rondes sont prévues pour meubler le séminaire qui connaît la participation de plus de 250 personnes provenant non seulement de l’espace Uemoa mais aussi de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), du Maghreb, et d’Europe. Au total, seize différentes nationalités sont enregistrées à l’ouverture des travaux. Des représentants de la Fédération internationale des experts-comptables (Ifac) et ses structures affiliées pour les normes comptables, l’élaboration du Code d’éthique du professionnel comptable; les groupements tels que la Fédération internationale des experts-comptables francophones (Fidef), la Fédération panafricaine des experts-comptables (Pafa), la Commission de normalisation comptable (Cnc) de l’Ohada,sont présents à cette rencontre du donner et du recevoir.
Le congrès de Cotonou qui prend fin cet après-midi, se tient après celui d’Abidjan en 2017 qui a porté sur le thème «La profession comptable dans une Afrique en mutation » et celui de Dakar en 2018 sur «L’expert-comptable: créateur de valeur ».