3e Congrès scientifique de la SOBEPED: Renforcer les capacités d’intervention pour une bonne santé des enfants

Par Maryse ASSOGBADJO,

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3e Congrès scientifique de la SOBEPED: Renforcer les capacités d’intervention pour une bonne santé des enfants

«Survie de l’enfant, quelles sont les bonnes pratiques?». C’est autour de ce thème que réfléchissent depuis hier, mercredi 11 novembre, au palais des congrès de Cotonou, les pédiatres et autres experts intervenant dans la survie et la protection des enfants pour le compte de leur 3e Congrès scientifique. Les travaux ont été lancés par le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé et prennent fin ce jour.

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La santé et la bonne survie des enfants préoccupent les principaux acteurs du secteur de la santé. Le 3e Congrès scientifique de la Société béninoise de pédiatrie (SOBEPED) s’y penche depuis hier aux fins de corriger les irrégularités.

La question est devenue un défi, d’autant plus que, souligne la présidente de la Société béninoise de pédiatrie, Josiane Sai Houansou, des millions d’enfants continuent de mourir chaque année des causes pour lesquelles il existe des solutions peu coûteuses. Le Bénin compte moins de cent pédiatres avec une population estimée à dix millions d’habitants, dont 47% d’enfants de moins de quinze ans, se plaint-elle. Pour elle, les difficultés sanitaires auxquelles le pays est confronté devraient interpeller. Le Bénin compte seulement, déplore-t-elle encore, moins d’un médecin et moins d’une sage-femme pour mille habitants. Elle fait par ailleurs remarquer que sans traitement, 50% des enfants infectés par le VIH meurent avant l’âge de 2 ans et que 80% des décès d’enfants sont concentrés en Afrique sub-saharienne et de l’Ouest.
Anne Vincent, représentante résidente de l’Unicef au Bénin, explique que les causes de ces phénomènes sont essentiellement liées au paludisme, à l’anémie, à la diarrhée, à la pneumonie sur un fond de malnutrition ainsi qu’aux affections néonatales….
Ces données montrent l’urgence des actions à entreprendre en vue d’inverser la tendance. Le 3e Congrès scientifique international de la Société béninoise de pédiatrie se propose alors comme un creuset d’échanges et de réflexions sur les défis sanitaires actuels.
Le but visé est d’identifier les bonnes pratiques pour la survie des enfants en Afrique et au Bénin, afin de les promouvoir. Cette démarche, explique Josiane Sai Houansou, doit favoriser une amélioration de la qualité des soins, un changement de comportement, de meilleures recommandations et l’accélération des programmes prioritaires.

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Investir dans la santé des enfants

Pour y arriver, appuie Anne Vincent, la mortalité infanto-juvénile se révèle un élément déterminant au développement d’un pays et «un indice révélateur de ses priorités et de ses valeurs». La représentante résidente de l’Unicef au Bénin, souligne qu’«investir dans la santé des enfants est non seulement un impératif en matière des droits humains, mais aussi une décision économique avisée et l’un des moyens les plus sûrs pour un pays d’avancer vers un avenir meilleur».
Pour améliorer la santé des enfants, elle préconise la mise en œuvre d’interventions à haut impact coût-efficacité sur l’ensemble du territoire. Le défi consiste à « les mettre à l’échelle par le biais d’un continuum de soins de santé à la mère, au nouveau-né et à l’enfant et qu’elles profitent aux millions d’enfants et de familles les plus vulnérables», a-t-elle indiqué.
Les problématiques liées à l’asphyxie périnatale, (cause majeure de mortalité néonatale), l’organisation des soins hospitaliers et pédiatriques et le rôle du pédiatre dans la prise en charge de l’enfant en communauté, sont les principaux sujets qui seront développés au cours de ces assises qui prennent fin ce jour. Le rôle et l’espoir placés en ce congrès pour le développement et l’amélioration de la santé de l’enfant sont grands. Il est à souhaiter que les recommandations issues des travaux puissent renforcer les capacités d’interventions des acteurs sur le terrain en vue d’une bonne santé des enfants.

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