Elections municipales et communales: Les femmes appelées à se battre

Par Maryse ASSOGBADJO,

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La gent féminine se doit de mobiliser son énergie et travailler en vue des élections municipales et communales prévues pour le 17 mai prochain. Ainsi, elle pourra s’assurer une meilleure représentativité au sein des instances à la base.

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Les communales s’annoncent comme une épreuve capitale pour les partis politiques. Convoqué pour le 17 mai lors du Conseil des ministres du 22 janvier, le corps électoral devra se rendre aux urnes dans quatre mois pour le renouvellement des instances municipales et communales. Les femmes, grandes figures de mobilisation en faveur des hommes, seront à nouveau sollicitées pour mouiller le maillot afin de permettre aux candidats en lice de ratisser large. Elles sont connues pour cet atout, la mobilisation de masse. Mais elles sont souvent mises de côté lors des positionnements sur les listes électorales.
Pourtant, tous les pays du monde aspirent de plus en plus à les porter davantage dans les grandes instances décisionnelles. Le slogan fait écho au Bénin et partout ailleurs: promouvoir plus de femmes dans les instances de prise de décision.
La 8e législature a joué sa partition pour réussir le pari de ‘’la discrimination positive’’, élément essentiel pour favoriser une meilleure représentativité des femmes. Il était question pour les députés d’introduire des dispositions discriminatoires dans le droit positif béninois en vue d’une meilleure représentation du peuple par les femmes. Cette mesure a été actée à la faveur de la révision de la Constitution à travers l’article 26 nouveau : « L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale. L’homme et la femme sont égaux en droit. Pour rendre effectif ce droit, la loi électorale prévoit des dispositions spéciales pouvant favoriser la promotion et l’amélioration de la représentation de la femme au sein des assemblées parlementaires nationales, communales, municipales et locales ».
L’ascension des femmes en politique, notamment au niveau des postes électifs, devient dès lors plus aisée. L’Assemblée nationale pourra dès lors enregistrer au moins vingt-quatre femmes sur cent neuf députés.
Mais cette mesure, quoique salutaire, prend uniquement en compte le nombre de femmes au parlement. La gent féminine devra donc se battre davantage pour avoir également une assise au sein des instances à la base.

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Un défi pour les partis politiques

Les prochaines municipales et communales s’avèrent donc un challenge pour les femmes. Qu’il s’agisse des communes, des arrondissements, des villages…, les différentes instances à la base seront à nouveau renouvelées. La promotion des femmes reste un challenge pour les partis politiques quels qu’ils soient. Ils seront félicités si au terme du scrutin, l’effectif des femmes s’améliore au niveau des instances locales et communales. Le Bénin en sortirait grandi en comptant plus de femmes chefs quartiers, chefs de villages, chefs d’arrondissements au soir des élections. La discrimination positive voulue au niveau des postes électifs doit commencer par les communales. Actrices du développement à la base, elles ont aussi une bonne connaissance des réalités de leurs milieux et du terrain. Il suffira pour les hommes de bien les positionner afin de favoriser leur élection. Mais avant, elles-mêmes doivent prendre conscience de l’enjeu et se porter candidates.

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