58e anniversaire de l’indépendance: Le Bénin célèbre sa grandeur et son unité

Par Josué F. MEHOUENOU,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur 58e anniversaire de l’indépendance: Le Bénin célèbre sa grandeur et son unité


La Police républicaine exécutant la marche royale

Le traditionnel défilé marquant les festivités commémoratives de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a eu lieu, ce mercredi 1er août à Cotonou à la place de l’Etoile-Rouge. Sobre et succinct, il s’est voulu tout de même bien beau avec des innovations et surtout un décor féérique qui rappelle la grandeur et l’unité du peuple béninois.

LIRE AUSSI:  Département du Plateau : Kétou leader dans la gouvernance en santé communautaire

On dirait à première vue, outre la nouvelle tenue de la Police républicaine, que le défilé du 1er août est resté le même avec les mêmes composantes des corps paramilitaires et militaires défilant devant le chef de l’Etat et le gratin institutionnel, politique et administratif et social du pays. Mais vu de plus près, le défilé du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance s’est déroulé sur des notes bien plus colorées ; une belle fête en somme aux mille couleurs. Brillance et esthétique ont pris quartier à la place de l’Etoile-Rouge, lieu de la célébration devant un parterre d’invités et hôtes de marque, venus découvrir la prestance de l’armée béninoise. 

Parlant de l’Armée, c’est l’une de ses composantes, en l’occurrence l’escadron de musique de l’armée de terre, qui donnera le ton du défilé avec une parade introductive fort bien ovationnée. Pour la circonstance, elle a choisi de présenter trois symboles. Le premier, celui de la jarre trouée. Ce legs du roi Guézo qui appelle à l’unité au service du développement a été rappelé à travers une parade musicale que le président Patrice Talon a salué d’un léger sourire. Deuxième symbole, le chiffre 58 pour signifier que le Bénin célèbre tel anniversaire de son accession à l’indépendance et enfin, le troisième symbole est une présentation du drapeau national à travers ses trois couleurs vert, jaune et rouge.
L’escadron de musique de l’armée de terre sera suivi par la première compagnie de musique de la Police républicaine issue de la fusion des composantes musicales des anciennes police et gendarmerie nationales qui prenait part pour la toute première fois au défilé. L’entité musicale installée, place a été faite au défilé proprement dit. Mais avant, il a fallu célébrer une fois encore le drapeau national à travers sa mise en place sous les ordres du commandant des troupes.

LIRE AUSSI:  En examen à la Cour constitutionnelle: Plusieurs recours contre des autorités publiques

Sobre mais beau !

90 minutes chrono ! C’est le temps qu’il aura fallu pour l’ensemble des composantes retenues dans le cadre de ce défilé, pour exécuter leurs parades. Cette année, le rituel n’a pas varié. En tête du défilé, les anciens combattants. Ces vétérans des deux plus grandes guerres qui ploient sous le poids de l’âge ont été, une fois de plus, au rendez-vous avec leurs pas à peine cadencés. Derrière eux, les jeunes pouces des écoles de formation militaire. Jeunes et vigoureux, ils proviennent du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou et du Prytanée militaire de Bembèrèkè. Sereins, pleins de vie et d’assurance, ils constituent un vivier indiscutable pour les forces armées béninoises dont ils portent fièrement les valeurs à travers leurs rendements probants aux examens du Bepc et du Bac. A leur suite, les autres centres de formation des composantes des forces de défense et de sécurité du Bénin. Suivront les forces paramilitaires avec en tête la Police républicaine. Fièrement vêtus de leur nouvelle tenue « Camo urbain à col mao », les fonctionnaires de police ont été ovationnés à leur passage par le public et les invités qui saluent les nouvelles couleurs de l’unité. Après eux, les détachements de la Douane, des Eaux, Forêts et Chasse.
Suivront les unités territoriales de la Police républicaine qui sont en réalité des unités spécialisées sur lesquelles s’appuie la police pour remplir ses missions. Missions qu’elle a accomplies, ces dernières années, en combattant l’insécurité et en chassant les hors-la-loi dans leurs derniers retranchements. Elle s’est ainsi déployée sur différents terrains avec des prouesses notamment en ce qui concerne la lutte contre la cybercriminalité, le trafic de drogue et toute infraction en contradiction avec la loi. Pas étonnant donc qu’au passage des échantillons des unités spécialisées avec la marche dite de la mante religieuse, les populations n’aient pas hésité à les ovationner.
La Police républicaine va céder place aux composantes des forces de défense : forces navale et aérienne, armée de terre, garde républicaine… Même si elle fut brève, leur parade était toute belle et le président de la République à maintes reprises, les a ovationnées. C’est d’ailleurs avec la même admiration qu’il a observé le passage du premier bataillon des parachutistes avec leur marche dite du léopard. Avec eux prendra fin le défilé pédestre aussitôt relayé par celui motorisé. A ce stade, dernier round du défilé, la Police républicaine et les forces de défense ont choisi de laisser découvrir quelques-uns de leurs engins légers et lourds et ceux en attente de déploiement sur les théâtres où sont présents des contingents béninois.

LIRE AUSSI:  Pour pratique de charlatanisme (25e dossier): Luc Adéwalé dit Balley Baba écope de 5 ans de travaux forcés

La musique béninoise honorée

En dehors des mélodies composées par des musiciens de l’unité musicale de la Police républicaine, l’ensemble du défilé s’est déroulé sur des compositions de célèbres artistes ou groupe d’artistes béninois. Poly Rythmo, Angélique Kidjo, Gnonas Pedro, la regrettée Zouley Sangaré, Sessimè, Sagbohan Danialou, Petit Miguélito… Ils étaient nombreux, ces musiciens béninois dont les morceaux ont été repris avec maestria par l’escadron de musique de l’armée de terre et la première compagnie de musique de la Police républicaine tout au long du défilé. Une option qui n’aura pas déplu au président Patrice Talon dont le goût musical pouvait aisément se deviner au fil de l’exécution des sonorités. On le voyait se laisser emballer par moments, répondant à la cadence par de légers mouvements ou des hochements de tête. Idem pour le parterre de personnalités qui ont eu ainsi la chance, le temps de ce défilé, de vivre ne serait-ce qu’en sourdine, un petit concert typiquement béninois. On pouvait identifier la Première dame, Claudine Talon, les présidents Adrien Houngbédji de l’Assemblée nationale, Joseph F. Djogbénou de la Cour constitutionnelle, Ousmane Batoko de la Cour suprême, pour ne citer que celles-là.