5e édition du Festival francophone de la poésie des jeunes: Akpao Gninwo Armel rafle les premiers prix

Par zounars,

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La grande délibération de la 5e édition du Festival francophone de la poésie des jeunes (FFPJ-Bénin) s’est tenue, samedi 27 août dernier, en présence du ministre du Tourisme de la Culture, Ange N’koué. C’était lors d’une soirée de remise de prix aux lauréats au Centre culturel chinois.

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La poésie et encore la poésie. Pour valoriser et promouvoir cet art auprès des jeunes, l’Association Afraac vient de rééditer pour la cinquième fois d’affilée le Festival francophone de la poésie des jeunes (FFPJ-Bénin).

Lancé le 25 août dernier, ce rendez-vous de la création poétique a connu son épilogue ce week-end avec la remise de prix à ses lauréats. Et c’est à Akpao Gninwo Armel de rafler le premier prix au niveau national et international. Biochimiste de formation, celui-ci s’est distingué avec la qualité et l’originalité de ses vers et de son style. Dê-Sodji Mireille Lumière, seule femme lauréate, a occupé la deuxième place nationale et le Togolais Etchri Lucky a reçu le deuxième prix parmi les étrangers.
« Il y a autant dignité en labourant un champ qu’en écrivant une poésie ». En faisant sienne cette citation de Eléonor Rooselt, le professeur Jean-Marc-Aurèle Afoutou, président du jury, a présenté le tableau des lauréats avec beaucoup d’humour. «La poésie n’est sérieuse », sourit-il. Après avoir félicité les festivaliers, le ministre du Tourisme et de la Culture, Ange N’koué, parrain de l’événement a affirmé être surpris de voir que malgré tout ce que disent les anciens, les jeunes ont du talent. Il a rassuré les organisateurs du soutien de son département qui d’ailleurs est en pleine réflexion pour rassembler les différents festivals en rapport avec la culture, l’art et le livre pour en faire de grandes plates-formes.
Pour Etienne Arêmon, le FFPJ-Bénin se diffère des autres festivals par sa spécificité. Il soutient que, ce festival va continuer à éclore de nouveaux talents dans l’art poétique et permettra davantage de donner vie à cet « art qui malheureusement est en train de disparaître ». En reconnaissant que les poètes sont de plus en plus rares en Chine, Baï Guangming directeur du Centre culturel chinois a estimé que la poésie au Bénin a pris un nouvel envol avec de telles initiatives. « C’est très beau à écouter mais ce n’est pas facile à écrire», affirme-t-il en mettant un accent sur les efforts fournis par les participants de la FFPJ-Bénin.
De «La nature murmure» à «L’huile de vidange» en passant par « Les mots par les maux » sans compter les autres escales poétiques, le public a été émerveillé par l’inspiration des participants autour du thème dudit festival : «Jeunes, dialogue et paix ici et ailleurs». «La poésie annonce la mort de la guerre. La main sur le cœur, elle hisse le drapeau de la paix » sont autant de vers qui ont retenu l’attention à travers les déclamations des poètes. ?

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