60e anniversaire de l’Inspection générale des finances: Point du chemin parcouru et défis

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L’Inspection générale des finances a fêté avec un jour d’avance, vendredi 13 mars 2020, son soixantième anniversaire. La cérémonie s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances, siège de ce service, et a rassemblé anciens et nouveaux inspecteurs et leurs collaborateurs. Journée de souvenirs, l’événement a permis de faire le point du chemin parcouru.

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Créée le 14 mars 1960, l’Inspection générale des finances célèbre cette année ses soixante ans d’existence. Occasion pour ses autorités actuelles de faire le point du chemin parcouru et d’envisager les perspectives.
Evoquant les diverses péripéties connues par ce service sous tutelle du ministère de l’Economie et des Finances, Zisson Facinou, inspecteur général des finances, l’actuel chef de service, a noté que l’institution a connu ses heures de gloire, sa traversée du désert et aujourd’hui son renouveau. A sa naissance en 1960, l’Igf s’appelait Service de l’Inspection et du contrôle financier, mais pour l’autonomie de chacune des deux composantes, une scission a été opérée en 1963 pour qu’on ait d’une part l’Inspection des Finances et d’autre part le Contrôle financier. C’était au temps de Paul Gonçalvès et Nicéphore Soglo dont le courage et la témérité ont valu au premier d’être privé de salaire pour un an et aux deux d’être envoyés donner des enseignements à l’Université sur les finances publiques. Ils furent rejoints plus tard par Nestor
Azonhè, Taofick Toukourou, Octave Roko, Richard Adjaho. « En dépit de l’environnement hostile, ils ont tenu la barque de cette jeune institution qui inspirait crainte et admiration. Leur témérité et leur courage leur ont valu beaucoup d’inimitiés », a rappelé Zisson Facinou. C’est la période (1963-1976) où l’Inspection des finances a connu ses plus grands dossiers dont l’affaire Kovacs. Ensuite, vient la période de 1976 à 1984 au cours de laquelle l’Inspection des finances fut rattachée à la présidence de la République et même fusionnée avec l’Inspection commune des Affaires administratives pour créer l’Inspection générale d’Etat.
Période dite décennie stérile, les années 1984 à 1993 ont vu une Inspection des finances retournée au ministère des Finances reléguée dans ses débarras, sans personnel et sans moyens.
Grâce au renouveau démocratique, a expliqué Zisson Facinou, un programme de réhabilitation a été mis en œuvre au temps de feu Paul Dossou, alors ministre des Finances. « C’est le travail de tous les cadres qui a permis d’organiser le premier concours de recrutement des inspecteurs des finances avec l’accompagnement de l’Igf de la France en 1993 et de doter l’Igf de ses premiers textes », a-t-il souligné. Depuis 1993, les acteurs ont été Justin Adanlé, Félicienne Guinikoukou, Edouard Houssou, Florentin Gbédji, Zacharie Laourou et Fortuné Houého. En termes de dossiers, « les frais de justice criminelle avec une somme compromise de près de neuf milliards F Cfa dont l’épilogue a été l’assainissement du milieu judiciaire », les différents dossiers relatifs à la Sonapra, à la Sbee, l’état des lieux de la présidence de la République et des ministères en 2006, les différentes vérifications des postes diplomatiques et consulaires et autres.
Mais, de 2011 à 2016, « l’Igf a dû s’armer de courage, de détermination et d’ardeur au travail pour résister et faire face aux assauts dont elle a été l’objet de toutes parts ».

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Des lendemains meilleurs et défis

Entre autres défis, il faut retenir que l’Igf doit poursuivre les efforts pour prouver qu’elle mérite bien sa certification Iso 9001 version 2015, a fait savoir Félicienne Guinikoukou. Il s’agira aussi de s’engager à œuvrer pour la bonne gouvernance et la bonne gestion des ressources publiques en vue du développement du Bénin.
A en croire Zisson Facinou, l’espoir renaît depuis l’avènement du président Patrice Talon. Pour renforcer l’équipe des sept inspecteurs des finances en activité, le gouvernement a fait appel, en 2017, à un pool de dix de leurs collègues retraités pour une durée de trente mois. Mais, a-t-il poursuivi, une promotion d’inspecteurs a été recrutée en 2018 et dont le stage probatoire prendra fin bientôt.
Abondant dans le même sens, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a réaffirmé la confiance et le soutien du ministre à ce service. A ce titre, Romuald Wadagni, par la voix de son directeur de cabinet, a assuré ne jamais cesser de soutenir toutes les initiatives de l’Igf et de faire reconnaître son rôle de coordonnateur des activités opérationnelles des organes de contrôle de l’ordre administratif au Bénin pour le travail de contrôle des finances publiques.
Mieux, a mentionné Zisson Facinou, elle est sollicitée par des partenaires techniques et financiers pour l’audit des projets et programmes.
La renaissance de l’Igf est reconnue par l’ancienne chef de service Félicienne Guinikoukou. A l’en croire, malgré ses soixante ans, l’Igf ne montre pas des signes de vieillesse. « Notre dame l’Igf est plutôt requinquée, revitalisée, rajeunie et devenue très efficace et plus connue à travers les moyens modernes de communication », a-t-elle relevé

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