7e art au Bénin: Les femmes honorées pour leur travail de fourmi

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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La 7e édition de la Rencontre des belles images africaines à Parakou (ReBi@P) placée sous le thème « Femme et démocratie en terre béninoise» relève désormais du passé. A l’heure du bilan, son promoteur, Erick Nougloï, espère voir les femmes considérées autrement.

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A quelques jours de l’élection des membres de la 8e législature de l’Assemblée nationale du Bénin, le thème « Femme et démocratie en terre béninoise » sous lequel la 7e édition des ReBi@P a été organisée, est plus que d’actualité. L’instant des quelques jours qu’a duré le festival à Parakou a été l’occasion pour leur rendre un vibrant hommage.
L’objectif, a expliqué le délégué du festival, Eric Nougloï, est d’amener les femmes à s’impliquer massivement dans le processus démocratique en cours au Bénin. « Pour jouer notre partition, nous avons voulu, au niveau du 7e art, leur faire un clin d’œil», a-t-il indiqué. «J’avoue qu’elles y ont fait un travail de fourmi. Je le dis au regard du nombre de prix ou de distinctions qu’elles ont remportés », se défend Eric Nougloï. Aussi, estime-t-il, que pour avoir beaucoup travaillé pour le développement du cinéma béninois, elles peuvent également être d’une grande contribution pour notre démocratie. Il suffit, insiste-t-il, de leur faire confiance.Ce serait, selon lui, une manière d’accélérer leur autonomisation afin qu’elles puissent apporter leur pierre à la construction de l’édifice national.
Faisant le bilan du festival qui s’est déroulé du 19 au 23 décembre dernier à Parakou, Eric Nougloï assure être sur la bonne voie. En dépit des difficultés auxquelles l’évènement a été confronté au cours de la présente édition, il ne regrette pas de l’avoir initié depuis plusieurs années. Faire rayonner le cinéma africain au Bénin, et plus précisément dans la cité des Kobourou, décentraliser les activités cinématographiques très concentrées au Sud vers le septentrion et permettre aux professionnels du cinéma d’aller à l’école de ces films projetés dans la sous-région, tels sont les principaux objectifs poursuivis.
L’histoire de Eric Nougloï avec le ReBi@P a commencé depuis le Burkina Faso. Il y a décidé en partenariat avec le Fespaco de prendre leurs meilleurs films et de les diffuser aux populations. En 7 ans de ReBi@P, c’est environ 400 films projetés, 50 pays participants et trois films à son actif.

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