8es journées internationales de la microfinance à l’Uac: Des chercheurs francophones se penchent sur les innovations

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Les huitièmes journées internationales de la microfinance, placées sous le signe de l’innovation, se tiennent du 9 au 11 décembre à
Cotonou. Lancées à l’Université d’Abomey-Calavi hier lundi 9 décembre, ces assises de trois jours sont organisées par l’Association internationale des chercheurs francophones en microfinance en collaboration avec l’Uac.

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Les huitièmes journées internationales de la microfinance de Cotonou se déroulent sous le thème : « Microfinance et innovations : un regain de dynamisme de la finance inclusive ? ». Elles sont organisées par l’Association internationale des chercheurs francophones en microfinance en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi.
Ces journées, a informé le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, offrent l’occasion aux chercheurs européens et africains de revisiter les contours dynamiques des frontières changeantes de la microfinance au regard des journées de 2017 de l’Université Gaston Berger de Saint Louis et de s’interroger sur le rôle de la microfinance au profit des pauvres, des jeunes, des femmes, des sans-emplois, des sans éducation, des très petits opérateurs économiques sans trace bancaire, des Pme, Pmi sans accès au financement et la prise en compte de la digitalisation des opérations financières ainsi que les nouveaux défis. Selon lui, l’organisation des journées a trouvé un cadre officiel après celles de Cotonou en 2009 et de Brazzaville en 2011. Les cinquièmes journées ont été organisées à Douala, suivies des sixièmes à Casablanca et des septièmes à Saint Louis. Ces journées, explique Maxime da Cruz ont permis l’édition de trois ouvrages et d’un quatrième sous presse prévu pour paraître en juin 2020.

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Explorer la problématique du financement

« L’Université d’Abomey-Calavi est très heureuse d’accueillir les huitièmes journées parce qu’il y a quarante ans, soit en décembre 1979, que la première convention de coopération entre l’Uac et l’Université d’Orléans a été signée. Cette convention qui a débuté par l’enseignement et la formation a permis de former les premiers docteurs en Sciences de l’économie et de gestion de l’Uac », a expliqué le recteur. Rappelant l’utilité de la coopération, Maxime da Cruz a confié qu’en mai 1988, l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), dans le but de promouvoir la recherche, a lancé les premiers réseaux thématiques pour faciliter les échanges entre chercheurs du Nord et du Sud et les inviter à produire ensemble en langue française. L’un des tout premiers réseaux a concerné la mobilisation de l’épargne et le financement de l’entreprise, a martelé le recteur avant de dire que la plupart des chercheurs étaient intéressés par le problème de financement et en particulier la finance informelle très développée sur le continent.
Pour sa part, le président de l’Association internationale des chercheurs francophones en microfinance (Aicfm), Michel Lelart, a souligné la place du Bénin en matière de microfinance. « On peut dire sans hésiter que le Bénin est un des laboratoires de la microfinance. Il se passe beaucoup de choses ici en matière financière, les choses évoluent très vite, la technologie s’accélère, c’était normal de venir ici pour analyser les innovations en matière de la microfinance », explique-t-il, pour justifier le choix de Cotonou pour abriter ces assises. Un choix motivé également par la collaboration étroite entre Orléans et des Béninois à travers leur présence constante aux journées.
Le président du comité local d’organisation des journées, Denis Acclassato Houensou, doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Université d’Abomey-Calavi, a espoir que les réflexions issues de ces journées seront utiles pour les praticiens mais également pour les populations. Car, note-t-il, on ne peut plus faire dos à la finance inclusive. « C’est l’un des moyens pour inclure des populations à des activités pouvant les sortir de la pauvreté », a confié Denis Acclassato Houensou.

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