Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique : « le projet de budget 2022 de mon ministère est en baisse de 0,54 % »

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Adidjatou Mathys, ministre du travail et de la fonction publique

« Je viens de défendre le projet de budget 2022 du ministère du Travail et de la Fonction publique qui s’établit à 7 milliards 190 millions F Cfa environ contre 7 milliards 228 millions F Cfa environ en 2021, soit une légère baisse de 0,54 %.

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Le projet comporte en grande partie les dépenses ordinaires et les dépenses en capital. Pour l’année 2022, nous allons poursuivre l’exécution de nos projets notamment le projet de renforcement des capacités du ministère et le Projet d’appui à la réforme de l’administration publique et sa modernisation. Mais pour compter de 2022, nous allons ajouter un troisième projet, un vaste projet que nous proposons au Programme d’action du gouvernement (Pag 2) qui, s’il était retenu, va rationaliser la gestion des ressources humaines de l’Etat depuis le recrutement jusqu’à la paie. Ce sera un grand projet qui permettra de nous doter de grands outils de travail de dernière génération. Ce que nous faisons jusque-là, c’est avec le personnel du ministère et les informaticiens. Nous avons besoin de pérenniser cela dans ce nouveau grand projet qui sera partiellement financé par l’Union européenne. Au titre de l’année 2022, nous allons donc poursuivre les réformes que nous avons engagées jusque-là à savoir : la dématérialisation des procédures notamment en ce qui concerne la gestion des actes de carrière des agents de l’Etat, la dématérialisation du processus de mise à la retraite pour permettre au retraité de bénéficier de sa pension le premier mois qui suit celui de son admission à la retraite. Le chef de l’Etat y met vraiment un point d’honneur et nous travaillons nous-mêmes énormément là-dessus. Il est question de déconcentrer la plateforme de gestion des ressources humaines que nous avons au niveau du ministère. Nous avons déjà déconcentré cette plateforme au niveau de cinq ministères. En 2022, nous allons poursuivre l’installation de ces plateformes au niveau des autres ministères et au niveau des institutions de la République.
Les députés ont posé plusieurs préoccupations. Il y a d’abord la préoccupation relative à la pyramide actuelle du personnel de la fonction publique. C’est une pyramide inversée où on constate qu’il y a aujourd’hui plus de cadres que de personnel d’exécution et de personnel d’application. J’ai essayé d’expliquer qu’entre autres, ce sont surtout les formations tous azimuts qui ne respectent aucune norme qui justifient cet état de choses. Avec l’adoption très prochaine du document de politique de la formation continue des agents de l’Etat, cette situation va s’inverser au fur et à mesure. Ensuite, ils ont posé le problème des pensions au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) afin que celle-ci suive le rythme de l’administration centrale. J’ai répondu que la Cnss est à pied d’œuvre avec l’informatisation, le projet de mise à jour des dossiers des employeurs et des employés et que d’ici trois mois au maximum, la même tendance va s’observer au niveau de la Cnss. Le problème des aspirants a préoccupé également. J’ai essayé de répondre que l’Etat n’a pas assez de moyens pour faire face au besoin de l’éducation de nos enfants. Nous disons ‘’Tous les enfants à l’école’’ et le gouvernement a trouvé le moyen pour recruter les enseignants, même si ce n’est pas le recrutement dans la fonction publique, et fait ce qu’il peut pour que l’école puisse tourner. Il y aura bientôt un bilan au niveau de la gestion des aspirants pour l’améliorer… ».

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