Alain Orounla au sujet de la candidature du chef de l’Etat: « Le président annoncera sa décision au moment opportun… »

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le ministre de la Communi-cation et de la Poste s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité, samedi 3 octobre dernier, sur la Télévision nationale. Alain Orounla est largement revenu à l’occasion sur les propos tenus par le président Patrice Talon lors de son interview à un magazine international.

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Patrice Talon sera-t-il candidat à l’élection présidentielle de mars 2021 ? Cette question taraude toujours les esprits. En dépit des explications données par le président de la République, il y a quelques jours à l’occasion d’un entretien accordé à un magazine international, le sujet n’a pas été vidé. Le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, s’est lui aussi prononcé sur cette candidature à l’occasion d’une émission télévisée, samedi 3 octobre dernier.
« La candidature (du président Patrice Talon Ndlr) est toujours probable et nous sortons des probabilités. Il a pris la décision de se présenter ou ne pas se présenter. Il souhaiterait être un ancien président modèle dans quelques mois ou dans quelques années. Dans quelques mois, avril n’est pas loin, dans quelques années, c’est dans cinq ans », a expliqué le ministre. « Le président de la République qui est le seul maître de sa décision, l’annoncera au moment opportun », s’est-il défendu. Selon ses propos, le peuple a compris le sens de l’action du président Patrice Talon et l’intérêt qu’il y a à avoir un tel leadership à la tête du pays et souhaite qu’il rempile. Il faut même user et abuser de ce leadership, suggère-t-il, soutenant qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Le président Talon ne peut pas encore notifier cette décision alors que son gouvernement travaille pour un mandat réussi.
Faut-il donc voir autour de la question de la candidature ou non du locataire de la Marina, un mythe ? Non ! Rétorque l’invité de la télévision nationale. « Il ne s’agit pas d’un mythe, mais d’une responsabilité. Nous ne sommes pas à l’heure de l’hésitation. Le reste, c’est une question de méthode et de stratégie. Il (le chef de l’Etat) est responsable et ne peut pas annoncer sa décision pendant que nous travaillons encore pour achever le plus de chantiers possibles », a clairement signifié le ministre. Patrice Talon a aussi pris le risque de l’impopularité. Alain Orounla ne le nie pas. Mais il invite tout de même à « bien relire l’interview ». Pour lui, le président « affirme avoir pris le risque de l’impopularité pour pouvoir avoir des résultats ».
L’impopularité dont il est question, argumente-t-il, c’est qu’il s’oppose à la démagogie et au populisme. « Les acteurs politiques aiment se nourrir de flatteries, de démagogie, plutôt que l’effort de reconstruction. Le président Talon n’a pas décidé de déplaire aux Béninois, mais a fait le choix courageux de l’action et des résultats que nous pouvons tous apprécier aujourd’hui », insiste-t-il.

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La démocratie a du contenu

Alain Orounla est aussi revenu sur d’autres sujets abordés par le président au cours de son entretien. Selon lui, aucune menace ne pèse sur la démocratie béninoise. Mieux, le président a décidé de donner du contenu à la démocratie, contrairement à ce que tentent de faire comprendre certains de ses contradicteurs. N’est pas une véritable démocratie, celle qui ne nourrit pas le peuple et ne dote pas le pays d’infrastructures, relève-t-il. Aussi, n’a-t-il jamais réagi aux provocations de certaines personnes y compris certains de ses prédécesseurs.
S’agissant des commentaires ou allégations qui tentent d’assimiler la gouvernance au Bénin à un régime autocratique, Alain Orounla s’inscrit en faux contre. Il réfute tout propos du genre et argumente que dans un régime totalitaire, aucune voix ne peut s’élever pour dénoncer par exemple ce que dénonce l’ancien président Boni Yayi. Lequel vit à Cotonou, va et vient sans crainte.
« Ceci illustre parfaitement que nous ne sommes pas dans un régime totalitaire », défend-il. Autre sujet, la question des prisonniers politiques. Il n’y en a pas au Bénin, soutient sans ambages le ministre de la Communication. « On ne peut parler de prisonnier politique, dès lors que les compatriotes qui sont à l’étranger ont fui la justice de leur pays. On ne va pas sous un manteau politique maquiller les crimes économiques surtout. On leur demande de venir répondre de leurs actes. Il n’y a pas de prisonniers politiques parce que personne n’a été recherché pour ses opinions politiques sous Patrice Talon ».
Pour lui, les concernés n’ont jamais dit qu’ils n’ont pas commis les faits qui leur sont reprochés. « Un citoyen noble se défendrait et démontrerait son innocence. Les opposants sont au Bénin. Il y a dans le pays des personnalités et des partis qui critiquent et ne partagent pas l’action du gouvernement », tranche le ministre

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