Alphabétisation au Bénin: Plus de 30 000 personnes sont impactées

Par Arnaud DOUMANHOUN,

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Alphabétisation par l'UNESCO

Le 8 septembre est décrété Journée internationale de l’alphabétisation par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Le Bénin n’est pas resté en marge de cette commémoration, vu que plus de 30 000 personnes sont impactées par l’alphabétisation .

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En matière d’alphabétisation, le Bénin est sur la bonne voie. Plus de 30 000 personnes sont impactées. C’est ce qu’il convient de retenir de la 56e édition de la Journée internationale de l’Alphabétisation placée sous le thème: « L’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain : réduire la fracture numérique ».
La célébration offre l’occasion aux acteurs de faire le point des acquis et de définir des perspectives. Au Bénin, le gouvernement ambitionne une meilleure organisation et l’arrimage du sous-secteur de l’alphabétisation au système éducatif formel afin de lui donner toutes les prérogatives concourant à l’élimination de l’analphabétisme. Car, pour le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, l’alphabétisation, au-delà de son importance inhérente en tant qu’élément du droit à l’éducation, permet à l’individu de s’émanciper et d’améliorer ses conditions de vie en lui procurant plus de capacités à choisir un type de vie qui peut lui convenir.
« Nous pouvons dire que le Bénin est sur une bonne voie. Je le dis face à cette reprise que nous avons constatée depuis 2016. Parce qu’il faut reconnaitre qu’en 2016, il y a eu une chute de l’effectif alphabétisé qui est tombé à près de 2000, voire 3000. Aujourd’hui, nous sommes à 18 000, et si nous devons aller dans les statistiques détaillées, plus de 30 000 personnes sont impactées par les questions d’alphabétisation au Bénin », indique Coffi Charles Codjia, directeur national de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

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Des efforts conséquents

Des statistiques qui paraissent dérisoires au regard des ambitions que nourrit le gouvernement béninois. Mais Coffi Charles Codjia se veut rassurant. «Quand nous faisons nos évaluations, nous avons plus de candidats que les candidats aux différents examens du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap). C’est dire que quelque part, nous sommes sur la bonne voie. Mais je reconnais qu’il faut qu’on aille plus loin. Jusqu’à l’année dernière, nous étions à 44 communes impactées. Et cette année, nous allons impacter les 77 communes. C’est notre objectif. Cela suppose donc qu’il y ait plus d’engagement de l’Etat. Nous voulons ouvrir un minimum de deux centres par commune», explique-t-il. Selon lui, les statistiques de l’Insae indiquent que l’enseignement technique, la formation professionnelle, et l’enseignement général n’absorbent pas plus de 10 % de la population. Car souligne-t-il, 51 % de la population béninoise est analphabète et dans les
51 %, il faut noter que 61,2 % à savoir des personnes qui ont plus de 15 ans, les jeunes, les artisans sont mis à la charge de la Direction nationale de l’Alphabétisation. « Donc si on a 61 % de la population active qui n’est pas allée à l’école, ça veut dire que le plus gros est dans les rangs des analphabètes », relève-t-il.

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Des défis à relever

« Nous sommes en pourparlers avec la direction de la Formation technique et professionnelle pour que les évaluations pour les diplômes délivrés aux apprenants dans le cadre du Certificat de qualification professionnelle prennent en compte les langues nationales. Là, celui qui a son diplôme en couture ou en coiffure sait lire et écrire en langue nationale », assure Coffi Charles Codjia.
A en croire le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, la célébration de cette 56e édition de la journée internationale de l’Alphabétisation offre l’occasion d’examiner la façon dont l’alphabétisation peut contribuer à bâtir un fondement solide pour l’épanouissement de l’homme, en mettant en avant les interactions entre l’alphabétisation et les compétences numériques dont ont besoin les jeunes et les adultes non alphabétisés. De même, cette journée permettra de réinventer l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage dans le domaine de l’alphabétisation tout en tenant compte du contexte de la pandémie de coronavirus.

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