Amélioration du climat des affaires au Bénin: Raccordement gratuit à l’eau potable pour les Pmi/Pme

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le gouvernement béninois n’en finit pas de prendre des mesures pour faciliter l’implantation et le fonctionnement des entreprises. A la suite des nombreuses mesures déjà prises en faveur des petites et moyennes entreprises et industries, il vient d’être décidé de leur raccordement gratuit à l’eau potable. Une conférence de presse a été organisée, lundi 2 mars au ministère de l’Economie et des Finances pour présenter l’ossature de cette nouvelle facilité offerte aux investisseurs.

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Que de facilités offertes désormais au Bénin aux Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (Pme/Pmi) ! La dernière en date, c’est que ces unités peuvent disposer de l’accès à l’eau potable sans difficulté aucune. Camille Dansou, directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a exposé lundi 2 mars en conférence de presse, les points saillants de cette nouvelle mesure voulue par le gouvernement, dans le cadre de la politique d’amélioration du climat des affaires. La Soneb en cette matière a un rôle important à jouer, introduit son premier responsable, rappelant ainsi que la contribution de sa société n’est pas des moindres parce qu’au titre des indicateurs qui entrent en ligne de compte pour l’amélioration de la notation pays dans le rapport Doing business, il y a l’accès à l’eau potable pour les Pme/Pmi.
Les réformes voulues par le gouvernement se résument en trois points, synthétise-t-il. Le premier, c’est la simplification de la demande. « Aujourd’hui, une Pme/Pmi a la possibilité d’aller sur le site Internet de la société, www.soneb.bj, pour remplir un formulaire et sa demande est automatiquement prise en compte par les agences et services de la Soneb », annonce-t-il fièrement. Deuxième niveau de réforme, la réduction du délai d’intervention pour donner satisfaction aux demandeurs.
« Aujourd’hui, nous avons tout mis en œuvre comme dispositif au niveau de la Soneb pour pouvoir satisfaire toute demande que nous aurons enregistré dans un délai maximal de six jours », poursuit Camille Dansou. Sur ce délai de six jours, une journée est dédiée à l’enregistrement de la demande et la réalisation du devis, qui n’est qu’une formalité. Les cinq autres jours permettent de rendre effectif le branchement au niveau du siège de l’entreprise en question. Le troisième niveau de réforme concerne la gratuité du branchement. La Soneb, explique son directeur général, dispose pour cette catégorie de clientèle de deux types de compteurs pour lesquels les branchements couvrent un tarif compris entre cent cinq et cent dix mille francs Cfa.

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Du tout gratuit pour les Pmi/Pme

Mais désormais plus un seul copeck à payer. « Nous avons rendu cela gratuit, sauf la petite portion qui relève des droits de timbre et la caution sur consommation qui est de l’ordre de douze mille francs », a expliqué Camille Dansou. Ces frais, selon lui, ne relèvent pas de la société car « tout ce qui relève de la Soneb est désormais rendu gratuit pour les entreprises ».
Mais la jouissance de cette disposition est sujette à une condition majeure. La structure qui formule la demande doit apporter la preuve de son existence en tant que Pme/Pmi et ensuite faire la preuve qu’elle est propriétaire de ses locaux. Ensuite, il faudra que le réseau soit à proximité du siège de la Pme/Pmi.
Cette avancée notable est saluée particulièrement par le directeur des études de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), Eric Akoute. C’est, dira-t-il, une option pour simplifier la vie aux investisseurs et gagner du temps. C’est pourquoi, martèle-t-il, la demande se fait en ligne sans contact avec l’administration. « Doing business est un indicateur majeur et le gouvernement s’emploie depuis des semaines à faciliter la vie aux investisseurs. Tant que les promoteurs auront des difficultés à faire des affaires dans notre pays, le gouvernement en fera son affaire. Plusieurs réformes sont déjà lancées », laisse-t-il entendre. Ilyass Sina, conseiller technique au suivi des réformes du ministre de l’Economie et des Finances, appréciera lui aussi cette facilité de plus qui vient s’ajouter aux nombreuses réformes déjà en cours au profit du secteur privé et qui, depuis quelques jours, font l’objet de séances explicatives en direction des acteurs du secteur privé.