Analyse et montage des dossiers de microcrédit : l’Apsfd et le Fnm forment les Sfd à la maîtrise des risques

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Analyse et montage des dossiers de microcréditL’Apsfd-Bénin et le Fnm se donnent la main pour aider les Sfd à être en phase avec l’environnement dynamique de la microfinance

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin, avec l’appui du Fonds national de microfinance (Fnm), lance une série de cinq sessions de formation au profit des acteurs. La première de trois jours a démarré, ce mercredi 11 mai à Cotonou, sur l’analyse et le montage des dossiers de crédit.

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Malgré le taux d’inclusion financière de 82,4 % (selon la Bceao) qui fait du Bénin le premier en la matière dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), une frange importante des populations à faible revenu est encore exclue des services financiers. Dans le but de conserver ce rang et faire progresser les taux de pénétration démographique et de pénétration géographique, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd-Bénin/Consortium Alafia) mise sur le renforcement des capacités du personnel des structures de microfinance.
Avec l’appui financier du Fonds national de microfinance (Fnm), le Consortium a lancé, ce mercredi, une série de cinq sessions de formation. « Les besoins des clients satisfaits par les produits et services financiers adaptés sont changeants et il est impératif que les acteurs qui les desservent, s’ajustent continuellement à travers les innovations et formations qui les rendent aptes », souligne Ignace Dovi, directeur de l’Apsfd-Bénin. L’initiative de ces ateliers, indique-t-il, répond à une « nécessité de perfectionnement continu » et a trouvé de l’écho auprès du Fnm, bras opérationnel du gouvernement dans la mise en œuvre de la politique sociale dans le secteur de la microfinance.
Pour Abdou Rafiou Bello, directeur général du Fnm, « Il est question d’accélérer l’accès des populations, notamment les plus pauvres, aux services financiers et à moindre coût ». Pour ce faire, conçoit-il, il importe non seulement de faciliter l’accès des institutions de microfinance à des ressources à coût abordable, mais aussi de les amener à maîtriser les risques.
La première session démarrée hier réunit, pendant trois jours, des responsables de Sfd, des gestionnaires de portefeuille, des contrôleurs internes, des agents de crédits ainsi que des agents du Fnm autour du thème « L’analyse et le montage des dossiers de microcrédits ».

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Baisser les impayés

Sous la houlette de Mathias Kakpo, formateur principal, les participants se familiariseront avec les techniques et les préalables avant toute décision d’octroi et de déboursement de prêt. Ils seront amenés à déceler les pièges éventuels dans les dossiers de prêt qui alimentent les portefeuilles de crédit de leurs structures. Les normes de gestion de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) en matière de crédit sont en toile de fond. Toutes choses qui, espère le Dg/Fnm, permettront de réduire le taux d’impayés et d’améliorer la qualité du portefeuille d’encours de crédit des Sfd.
Pour rappel, le taux brut de dégradation du portefeuille s’est inscrit à la hausse, ressortant à 8,5 % à fin mars 2021 (selon la Bceao) contre une norme admise de 3 % dans le secteur et ce, en raison certes de la pandémie de Covid-19, mais aussi du mauvais montage des dossiers de crédit.
Les autres sessions de formation auront lieu courant mai et juin à Cotonou et à Bohicon. Elles porteront sur des thématiques relatives au dispositif du contrôle interne et au référentiel comptable des Sfd, aux spécificités en matière d’analyse et de montage de dossiers de crédits pour les promoteurs des petites et moyennes entreprises (Pme), au recouvrement des créances et au règlement juridique des contentieux.