Anas Séko, activiste écologique: «Il faut mettre fin aux affichages sauvages»

Par ketsia zinzinsouhou,

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Connu sous le pseudo de « Ramasseur d’ordures le plus frais », Anas Séko, 26 ans, s’est donné une autre mission après les élections législatives de 2023. Avec son équipe, le précurseur du mouvement Pression Écologique, mène une campagne contre les affichages sauvages dans la ville de Cotonou. Les raisons de cette campagne sont expliquées dans cette interview.

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La Nation : Depuis le scrutin du 8 janvier, vous avez décidé de nettoyer les espaces salis par les affichages sauvages dans la ville de Cotonou. Pourquoi une telle initiative ?

Anas Séko : Effectivement, au lendemain de la campagne électorale, et même le jour de vote, nous sommes allés nettoyer les espaces salis par les affiches le matin, et le soir, nous sommes allés voter. Ces affiches sont collées un peu partout dans la ville, à des endroits qui ne sont pas autorisés. Ces affiches se retrouvent un peu partout, sur l’échangeur de Houéyiho, sur les murs, les lampadaires, aux abords des trottoirs, dans les angles des maisons. C’est salissant. Le gouvernement béninois travaille pour la bonne gestion des déchets, pour préserver la santé publique, protéger l’environnement, et aussi garder l’esthétique de notre pays. Nous ne comprenons pas que dans le cadre de ces élections, les gens aient sali la ville de cette façon. Lorsqu’ils collent les affiches, c’est difficile de les décoller. EIles laissent des traces salissantes sur les murs. Aucun pays ne se développe dans la pollution esthétique. Pour l’attrait de notre pays, nous ne pouvons tolérer cela. C’est pour cela que nous avons, avec notre équipe, mené cette action.

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Vous ciblez les infrastructures de la ville touchées par l’affichage sauvage. Quelle est la prochaine cible ?

Nous avons prévu de nettoyer l’échangeur de Houéyiho. Nous voulons nettoyer toutes les taches laissées sur l’édifice. Nous allons informer les personnes aux alentours pour les inciter à être des ambassadeurs et veiller à ce que d’autres personnes ne viennent pas coller des affiches sauvagement à cet endroit. Ce travail aura un grand impact, car c’est une infrastructure très fréquentée. Je pense que cela touchera les sensibilités et incitera les gens à prendre conscience de la pollution esthétique. Nous avons également une solution pour éviter ces affichages sauvages: l’installation de panneaux d’affichage libre. Nous allons discuter de cette option avec les autorités.

Une chose est de nettoyer, mais l’autre est d’éviter que le phénomène se reproduise. Quelles sont vos propositions pour y parvenir ?

Il faut sensibiliser les gens, informer via les différents canaux digitaux. Il faut utiliser même les panneaux d’affichages pour rappeler aux gens de ne plus coller des affiches sauvagement. Il s’agit de la communication environnementale pour préserver l’attrait touristique de notre pays. Il faut également sévir en interpellant et sanctionnant les auteurs des affichages sauvages. Pour éviter ces affichages sauvages, nous proposons également d’installer des panneaux d’affichage libre, déposés par la mairie dans les coins de rue. Cela permettrait aux Pme et à la population de s’exprimer. C’est une solution plus efficace. Il faut mettre fin aux affichages sauvages.

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Propos recueillis par Ketsia ZINZINSOUHOU (Collaboration extérieure)