Ange Battesti, Sg du Rafpro, au sujet des défis: « Elargir le nombre d’adhérents pour une action plus importante »

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Ange Battesti

Créé en septembre 2006 à Cotonou avec l’appui du Bureau international du Travail, le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) est un creuset de réflexion, de partage de connaissances et de bonnes pratiques dans le domaine de la formation professionnelle. Ce Réseau regroupe actuellement douze institutions dont le Fonds de développement de la Formation professionnelle (Fdfp) de la Côte d’Ivoire. Ange Leonid Barry Battesti, secrétaire général du Fdfp et du Rafpro, en dit davantage sur le réseau, ses actions et ses défis.

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La Nation : Que dire du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) et de l’implication du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire dans sa création ?

Ange Battesti : Le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) est un espace commun entre les pays africains pour qu’ils puissent réfléchir sur les questions du développement de la formation professionnelle et pour le partage d’expériences, la mise en commun des pratiques référentes en matière de formation professionnelle et de l’apprentissage. Il a, entre autres, pour objets : de favoriser un meilleur échange d’expériences sous diverses formes et l’assistance entre ses membres ; de servir de cadre de réflexion et de concertation périodique sur la contribution des institutions et fonds de formation professionnelle à la conception et à la mise en œuvre de programmes visant le développement des secteurs privé et public, la promotion de l’emploi, l’insertion professionnelle et la lutte contre la pauvreté ; d’initier avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, des programmes régionaux d’études, de formation et d’insertion professionnelles ; de mener des recherches, réflexions et actions sur les bonnes pratiques à partager en matière de formation et d’insertion professionnelles…
A l’origine, il s’agissait de répondre aux problèmes cruciaux que rencontre l’Afrique notamment la masse des jeunes qui ne travaillent pas. Dans ce cadre, le Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire a été, dès le début, une des structures qui a accompagné et soutenu la mise en place du réseau tel qu’il est aujourd’hui. Le réseau regroupe actuellement douze institutions et fonds issus de onze pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale.

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Après une décennie d’existence, le Rafpro a-t-il contribué à la mutualisation des actions des fonds en faveur du développement de la formation professionnelle continue et de l’insertion des jeunes ?

Oui, je pense bien. Le réseau a aujourd’hui 15 ans et depuis, nous avons eu l’occasion de développer ensemble un certain nombre de pratiques. Nous tenons des assemblées générales régulières. Au cours des assemblées générales, nous débattons d’une thématique particulière. La thématique abordée lors de cette douzième assemblée générale, qui a eu lieu à
Cotonou, concerne principalement les difficultés qu’ont rencontrées les fonds et institutions membres du réseau face à la situation de la Covid-19. Nous avons identifié au niveau des différents fonds, des pratiques et des habitudes qui ont été développées et qui peuvent être partagées. Cela s’est fait également au niveau de la plateforme de service qui est un dispositif d’accueil et d’insertion des jeunes en territoire. Ce dispositif a été expérimenté en Côte d’Ivoire et au Tchad. Ce sont autant de pratiques qui font l’objet de partage et qui sont valorisées au niveau du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle. Je peux donc dire qu’effectivement, le Rafpro a aidé et est utile dans le partage d’expériences.

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Quelle est la vision du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire pour le Rafpro ?

Actuellement, la vision du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire pour le Rafpro, c’est de reprendre la place qui est la sienne en tant que structure membre du réseau et d’accompagner l’élargissement du marché commun ainsi que l’intégration sous-régionale. Nous devons faire en sorte que d’un pays à l’autre, nous tenions les mêmes référentiels de travail, les mêmes métiers et que nous puissions étendre ces partages d’expériences et de pratiques référentes au niveau de l’ensemble des fonds.
En effet, le Rafpro a vocation à s’élargir, à rechercher de nouveaux membres. Je puis dire, sans trahir aucun secret, que bientôt nous aurons au sein du réseau Madagascar. Nous avons déjà le Congo qui est un membre à motiver. En élargissant le nombre de fonds membres et d’adhérents, nous aurons une assiette plus large et une action plus importante au niveau de l’Afrique et au-delà.

Quelles sont les actions fortes réalisées dans le cadre du Rafpro et qui démontrent votre volonté de repositionner le Fdfp au sein de l’institution ?

Nous accueillons régulièrement des délégations des différents fonds. Nous avons récemment, en 2020, accueilli une délégation du Niger en Côte d’Ivoire pour un partage d’expériences. Bientôt, nous allons accueillir une délégation du Togo puis du Burkina Faso. En 2019, nous avons accueilli la cinquième assemblée générale extraordinaire du réseau. Et en Côte d’Ivoire, nous avons identifié un centre qui appartient au Fonds de développement de la Formation professionnelle, qui va accueillir l’ensemble des délégations, l’ensemble des formations. Ce sont quelques éléments qui dénotent la volonté du Fdfp d’accompagner le réseau et celle du secrétaire général du Rafpro que je suis désormais, de faire en sorte que nous puissions œuvrer à la réussite du réseau.

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En tant que secrétaire général du Rafpro, quelle est votre mission dans le bureau exécutif ?

Dans le bureau exécutif, le secrétaire général est la cheville ouvrière. C’est lui qui élabore les rapports, les plans d’actions et qui veille à leur exécution. Il est en relation avec tous les fonds. Je suis élu à cette fonction et là-dessus, je suis épaulé par un secrétaire général adjoint qui est le représentant du fonds du Burkina Faso. Ensemble, nous allons nous atteler à travailler en bonne intelligence pour le succès de notre mission.