Appui à la compétitivité des filières ananas, cajou et autres: 86 milliards F Cfa pour booster la production et l’accès aux marchés

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Le ministre de l’Agriculture a procédé, mardi 18 mai à Cotonou, au lancement officiel du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). En six ans, le projet financé par la Banque mondiale contribuera à accroître la productivité et l’accès aux marchés de certaines chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin.

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Améliorer la production et la productivité agricoles ainsi que l’accès aux marchés régionaux et internationaux pour les chaînes de valeur ananas, anacarde et autres produits horticoles. Tel est l’objectif du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide 2020-2026) qui a fait l’objet d’un lancement officiel, ce mardi à Cotonou.
Doté d’un budget de 160 millions de dollars Us soit environ 86,48 milliards F Cfa financé par le Groupe de la Banque mondiale, le projet vise à faire de l’agriculture le socle du développement du Bénin, indique Abelle Dossou-Houessou, coordonnatrice du Pacofide.
D’une durée de six ans, ce projet à caractère national couvre les sept pôles de développement agricole (Pda). Il s’inscrit dans la vision du gouvernement de « Faire du Bénin une puissance agricole »,
renchérit Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
A l’en croire, le Pacofide découle d’une volonté de pérenniser les acquis du secteur, suite aux résultats probants enregistrés ces dernières années avec quelque 600 milliards F Cfa investis entre 2016 et 2021. Tout en contribuant à l’augmentation des revenus nets des acteurs des chaînes de valeur ciblées (producteurs, transformateurs, exportateurs) et à la création d’emplois, il favorisera l’augmentation des recettes fiscales et améliorera la balance commerciale du Bénin, ajoute le ministre.
Le Pacofide sera déployé à travers cinq composantes relatives au renforcement de l’environnement et des infrastructures propices au développement des chaînes de valeurs ciblées ; à l’augmentation de la productivité, de la connectivité, de la valeur ajoutée et de la résilience ; à la promotion de l’investissement privé et de l’accès au financement ; à l’appui institutionnel et à la gestion du projet, détaille Mme Abelle Dossou-Houessou.

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Synergie

L’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) pilote deux composantes, en l’occurrence la promotion d’un environnement favorable au développement du secteur agroalimentaire et des exportations et des investissements du secteur privé. Comme la coordinatrice du projet, Laurent Gangbès, directeur de l’Apiex, assure de l’engagement de toute son équipe à jouer sa partition pour « que les appuis qui vont être apportés aux différentes spéculations se manifestent effectivement par une promesse de marchés ».
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence de Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle été marquée par la signature symbolique de conventions entre les parties prenantes à savoir l’Unité de gestion du projet, l’Apiex, l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab).
Le ministre Gaston Dossouhoui a exhorté les acteurs impliqués à faire preuve de disponibilité, de responsabilité et d’engagement et à travailler ensemble avec l’équipe du projet dans un climat de paix, de confiance, d’entente et de respect mutuel.
L’équipe devra veiller particulièrement à un « rythme de décaissement soutenu et dans les meilleurs délais », insiste pour sa part, Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Il assure que l’accompagnement dudit ministère ne fera pas défaut, afin que cet investissement agricole
« singulier depuis l’indépendance » porte ses fruits.

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Résultats clés attendus

Entre autres résultats attendus au terme de la mise en œuvre du projet :
– Le rendement de l’ananas devrait passer à 70 tonnes/hectare ;
– Le rendement de l’anacarde passera de 400 à 800 kg/hectare ;
– Un terminal de fret frigorifique sera construit à l’aéroport de Glo-Djigbé ;
– Un terminal de froid transitoire et mobile sera construit et fonctionnel à l’aéroport de Cotonou ;
– 5000 ha d’anciennes exploitations d’ananas seront remplacés ;
– 5000 ha de nouvelles exploitations d’ananas seront créés ;
– 100 000 ha d’anciennes plantations d’anacarde seront réhabilités ;
– 35 000 ha de nouvelles plantations d’anacarde seront créés ;
– Au moins 35 % de la production d’ananas sera transformée localement ;
– Au moins 25 % de la production de noix de cajou sera transformée sur place ;
– Le volume des ventes annuelles officielles à l’exportation de l’ananas et de l’anacarde va s’accroître de 40 % ;
– 1200 km de pistes rurales seront réhabilités ;
– 4 200 km de pistes rurales seront entretenus.

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