Appui à la lutte contre le Vih/Sida au Bénin : de nouvelles directives pour 2022-2026

Par Fulbert Adjimehossou,

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La directrice pays de l’Onu/Sida et le président du Groupe thématique Onu/sida attendent beaucoup des travaux

Le Système des Nations Unies (Snu) au Bénin veut optimiser son appui pour une riposte efficace au Vih/Sida. Les différents acteurs clés sont en retraite depuis ce mardi 16 novembre 2021 afin de parvenir à l’adoption d’un nouveau programme d’appui Vih pour la période 2022-2026. A l’ouverture des travaux qui se déroulent à Cotonou, la directrice pays de l’Onu/Sida, Marie-Margarète Molnar, a tenu à repréciser le contexte marqué par des inégalités engendrées par la pandémie de la Covid-19. Cependant, elle est rassurée de ce que l’expérience capitalisée jusque-là en matière de lutte contre le Sida, notamment au Bénin, sera d’une grande utilité. « Le Bénin a fait d’excellents progrès ces dernières années, qui méritent d’être soulignés. Une attention particulière a été accordée aux 90-90-90 (cible 1 de la précédente stratégie Onu/Sida). Même si les objectifs n’ont pas été atteints en 2020, on note tout de même que 71 % des Personnes vivant avec le Vih attendus au Bénin connaissent aujourd’hui leur statut sérologique contre 58 % en 2015. 70 % ont été mis sous Arv contre 52% en 2015 et 56 % ont eu leur charge virale supprimée contre 6 % en 2015. La progression vers l’Elimination de la transmission mère-enfant (Etme) est aussi l’un des résultats incontestables, soit plus de 90 % depuis 2015. Ce qui sera couronné par l’inscription prochaine du pays dans le processus de certification de l’Etme », a souligné Marie-Margarète Molnar.
Ces résultats sont d’ailleurs en phase avec l’évaluation du programme conjoint d’appui du Système des Nations Unies 2016-2020 au Bénin.  En réalité, 87 % des activités planifiées dans le cadre de ce programme ont été mises en œuvre avec un taux pondéré d’efficacité à 95 %. Néanmoins, des efforts restent à faire pour améliorer les performances. Puisque le taux pondéré global de satisfaction de l’efficacité de la mise en œuvre des interventions est évalué à 72 % par les responsables de structures au niveau national et à 74 % par les bénéficiaires directs des appuis du Snu de la période 2016-2020. « Ces taux nous interpellent, nous acteurs du système des Nations Unies au Bénin, car ils sont légèrement en dessous du seuil qualitatif attendu de 80 %.
Les travaux au cours de cette retraite nous permettront de mieux planifier ensemble avec nos partenaires nationaux et de mieux organiser la mise en œuvre des interventions sur le terrain », a déclaré Marie-Margarète Molnar.
Le prochain programme d’appui présente donc de grands enjeux pour les cinq prochaines années. Guy Mesmin Adoua, président du Groupe thématique Onu/sida l’a clairement signifié aux participants à ces travaux. « Nous avons l’opportunité de développer un excellent programme d’appui du Snu sur le Vih pour les cinq prochaines années grâce à différents instruments que sont notamment la nouvelle stratégie 2021-2026  de l’Onu/Sida, l’évaluation finale de notre précédent programme et le Psnie 2020-2024. Ces documents énoncent des actions prioritaires fondées sur des données probantes et des objectifs audacieux. Nous devons par ailleurs nous appuyer sur des outils et approches qui ont fait leurs preuves dans la riposte au Vih et qui mettent l’accent sur où, pourquoi et pour qui la riposte au Vih ne fonctionne pas », a-t-il laissé entendre.
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