Appui à la production vivrière dans l’Alibori, le Borgou et les Collines: Les rendements améliorés sur plus de 29 000 ha

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Denree aliementaire

Au moins 29 181 ha sont mis en valeur avec de nouvelles technologies de production vivrière, dans le cadre du Papvire-Abc. Le projet est en voie d’atteindre sa cible, mais un accent devra être mis sur la dissémination des résultats obtenus au niveau des Champs écoles paysans.

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Avec une amélioration de la productivité sur plus de 29 000 ha, soit 97 % de la cible (30 000 ha), le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) avance vers l’atteinte de son objectif. Le Rapport sur l’état d’exécution et des résultats de mi-janvier publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet, note une «augmentation significative des rendements ».
La productivité moyenne du maïs est passée de 1263,6 (valeur de référence en 2016) à 2860 kg/ha. A terme, elle devrait atteindre 3100 kg/ha. Celle du riz est passée de 3387 à 4250 kg/ha pour une cible de 5300 kg/ha.
Ces performances ont été enregistrées grâce à la mise en place des semences de variétés performantes, à la formation couplée des producteurs et agents d’encadrement et au suivi appui-conseil rapproché, précise le document.
Le volume de production vivrière commercialisée par an a atteint 84 000 tonnes contre 4919,54 tonnes en 2016. Un système de warrantage est mis en place avec les institutions de microfinance, lequel dispositif est renforcé avec l’exploitation des magasins et l’appui technique des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (Pnoppa).
Le volume de production maraîchère commercialisée a également augmenté, passant de 328,99 tonnes en 2016 à 4621 tonnes récemment, grâce à la culture de contre-saison.
Le revenu par exploitation vivrière s’est amélioré : il est passé de 130 998 à 190 000 F Cfa pour les hommes et de 83 853 à 128 500 F Cfa en moyenne pour les femmes. Par exploitation maraîchère, il est passé de 393 141 F Cfa à 450 000 pour les hommes. Toutes choses qui indiquent que le Papvire-Abc a de fortes chances d’atteindre son objectif de développement, celui de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté des populations bénéficiaires.
Prévu pour prendre fin le 31 décembre 2021, le projet devrait bénéficier directement à 50 000 personnes dont 25 445 exploitants agricoles, des femmes transformatrices, des artisans, des commerçants et autres prestataires de services.

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Consolider les acquis

Le rapport d’étape précise que l’achèvement des travaux de réhabilitation des retenues d’eau des aménagements, couplé avec une mise à l’échelle des résultats obtenus au niveau des champs écoles paysans (Cep), permettrait de consolider ces acquis et contribuer significativement à la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet.
Pour ce qui est du financement, le projet est actuellement à un taux de décaissement d’environ 64 % contre un taux de 47 % en juin 2020. Le taux de mobilisation de la contrepartie nationale s’est amélioré en 2020 avec le décaissement de 285 900 000 F Cfa, note le rapport. Toutefois, la mobilisation des fonds de contrepartie reste une préoccupation majeure. Le retard dans la mise à disposition des allocations annuelles de ressources du Budget national, a impacté négativement la mise en œuvre des activités d’installation en groupement des jeunes entrepreneurs agricoles qui n’ont pu démarrer jusqu’au moment de l’évaluation.
Par ailleurs, le projet devra se concentrer sur le suivi de l’exécution des travaux en cours et des conventions pour accélérer la cadence des décaissements ainsi que sur la mise à l’échelle des paquets technologiques diffusés pour améliorer l’impact du projet.
Aussi, convient-il de renforcer l’appui-conseil et la formation des structures partenaires pour juguler la faible consommation du financement. En vue d’accélérer le rythme de réalisation et de pallier le non-respect des délais contractuels par les entreprises en charge des travaux, le rapport préconise le renforcement du suivi rapproché des travaux en cours et de la mise en œuvre des conventions et l’application de pénalités de retard.
Pour l’accompagnement des bénéficiaires dans l’exploitation des aménagements hydroagricoles, il est recommandé de renforcer les mécanismes de pérennisation et de durabilité ainsi que la sensibilisation et l’information des parties prenantes.

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