Assaisonnement des aliments au cube: Du poison dans les assiettes

Par LANATION,

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Bouillon de cube

Difficile d’imaginer l’assaisonnement des aliments sans les bouillons communément appelés cubes. Aussi bien à la maison que dans les restaurants, maquis et cantines, le cube s’impose comme l’un des ingrédients nécessaires pour relever le goût des aliments. Pourtant, le cube est nocif pour la santé.

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S’ils séduisent les papilles gustatives et deviennent incontournables dans l’assaisonnement des aliments, les bouillons ordinairement appelés cubes ne sont pas sans conséquences néfastes sur l’organisme.
De par leur composition chimique, les cubes contiennent des substances nocives à l’organisme humain. Faisant fi des risques liés à la consommation de ce produit, confirmés par plusieurs études scientifiques, de nombreuses gens continuent de les utiliser sans modération. Or la concentration du glutamate mono-sodique qui constitue la base de ces bouillons dépasse largement la quantité recommandée. L’Organisation mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser 6g de sel dans l’alimentation quotidienne d’un individu normal, puisque sa consommation excessive est l’une des principales causes des maladies non transmissibles, notamment certains types de cancer. A ce sujet, Dr Kohossi Maroya Lucrèce Ifè, nutritionniste, alerte. « En abusant de cube et donc de sel, nous nous exposons à des maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, plusieurs types de cancers, la faiblesse sexuelle chez l’homme, des saignements vaginaux, des troubles de comportement chez l’enfant et bien d’autres », prévient-elle.
Il existe plusieurs types de cubes. Bien que la qualité se ces bouillons varie de l’un à l’autre, il demeure évident qu’aucun d’eux, à cause des composants, n’est sans conséquences sur la santé. C’est d’ailleurs pour cela que Dr Kohossi Maroya Lucrèce Ifè propose des alternatives pratiques… « Nous avons une diversité de produits pour assaisonner nos repas. Ils sont naturels, sains et ne contiennent pas d’additifs. Les épices, les crevettes, les poissons, le fretin, et bien d’autres bouillons sont les meilleures alternatives pour remplacer les cubes », préconise Dr Kohossi Maroya Lucrèce Ifè.

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Tendance à la banalisation

Le cube est aujourd’hui un produit très sollicité dans la préparation des repas; donnant à certains l’impression que manger sans cube, c’est manger sans saveur. Deux principaux facteurs expliquent l’évolution que prend l’usage de cette recette dite
« potentialisateur de saveur». Le premier est le matraquage publicitaire sur les ondes. Le second est le goût savoureux de cet élément qui génère la sensation de manger de la viande, du poisson, de la volaille sans dépenser de l’argent. Avec ce produit composé de substances appelées exhausteurs de goût ou glutamates, nul besoin d’être un chef hors-pair pour concocter des plats savoureux. Il suffit juste d’aller se procurer ces cubes qui donnent une illusion à nos papilles gustatives au point où nos cordons bleus ne peuvent plus s’empêcher d’en abuser, même en connaissance de cause.
« Préparer sans cube, c’est priver la nourriture de son goût savoureux », estime Hélène Dodji, une femme de ménage. Son cas est loin d’être isolé.
« Sans cube, le repas perd son goût, même avec n’importe quelle épice», ajoute dame Constance Dossa, une restauratrice qui soutient la nécessité du cube dans la préparation. Un paradoxe subsiste dans son cas. Bien que consciente des effets néfastes du cube sur la santé, elle les banalise.
« Consommer du cube ou ne pas en consommer ne peut pas empêcher de tomber malade ou de mourir au moment venu», ironise-t-elle. D’autres lient leur statut de femme à l’utilisation du cube. C’est le cas de Florence Aïtchédji qui ne conçoit pas la femme sans le cube qui ferait ainsi sa valeur. « Avec le cube, je me sens femme », estime Dame Florence Aïtchedji. Toutefois, elle relativise la trop grande valeur attribuée au cube. « On peut bien savourer un repas sans cube, il faut simplement des assaisonnements simples à base d’ail, d’oignon et plein d’autres choses », assure-t-elle.

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Par Estelle VODOUNNOU (Stag.)