Atelier de réflexion et de formation de l’Iajp/Co à l’Uac: Sensibiliser la jeunesse à la conscience éco-citoyenne

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Les conférenciers lors de l’atelier de réflexion

La jeunesse estudiantine a été sensibilisée, vendredi 25 mai 2018, autour du thème : « Jeunesse béninoise éco-citoyenne ?! ». Cette séance a été organisée par l’Institut des artisans de la justice et de la paix du Centre de recherche et de formation ‘’Le Chant d’oiseau’’ (Iajp/Co) en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi et la Fondation Konrad Adenauer.

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L’Université d’Abomey-Calavi a accueilli, vendredi 25 mai dernier, la troisième édition de l’atelier de l’université, organisé chaque année, depuis trois ans, par l’Institut des artisans de la justice et de la paix du Centre de recherche et de formation le Chant d’oiseau (Iajp/Co) en collaboration avec l’Uac et la Fondation Konrad Adenauer. La session de cette année a tourné autour du thème « Jeunesse béninoise éco-citoyenne ?! ». 

Le professeur Félicien Avléssi, deuxième vice-recteur de l’Uac, a fait remarquer que nul ne saurait rester indifférent au lien entre l’homme et son environnement. Pour lui, « Un cadre où l’insalubrité est à son comble, est le lieu où peuvent proliférer les microbes et agents pathogènes vecteurs de diverses maladies », souligne-t-il. Il affirme que la conscience accrue de la question écologique n’est pas également partagée. Pr. Avléssi dénonce l’indifférence des jeunes et s’interroge sur l’orientation de la jeunesse sur les questions suivantes : « En tant que jeunes, sommes-nous ouverts aux enjeux de notre temps ? Sommes-nous conscients des enjeux écologiques ? ». Pour lui, le développement du thème de l’atelier permettra de trouver des réponses à ces interrogations.
La représentante du ministre du Cadre de vie, Yvonne Adjovi-Bocco, note un intérêt de son ministère pour le thème mis en débat par cet atelier. Selon elle, la société a soif et faim de nouveaux enjeux pratiques et clairement signifiés pour faire face aux défis du développement. Pour elle, il y a urgence sur le climat et il y a urgence sur la qualité de vie. Elle, signale que le gouvernement a placé l’homme au cœur du débat. « Le développement durable est un agencement de trois dimensions : l’écologie, le social, et l’économique », insiste-t-elle.
Mme Adjovi-Bocco établit qu’« il faut produire à partir du milieu », expliquant qu’il faut produire du bien-être et de la richesse durable en débarrassant le milieu de ce qui doit être recyclé. Ce premier choix est secondé par la destruction, fait-elle savoir, indiquant que les étapes à franchir sont la conscience du patrimoine, les potentiels, les partenariats, la production et la promotion.
C’est le directeur de l’Institut des artisans de la justice et de la paix qui a ouvert les travaux. Abbé Colbert Goudjinou a souligné que le rendez-vous des ateliers de l’université offre d’occasion d’ouvrir les chemins d’espérance pour un Bénin et une Afrique qui réfléchissent pour eux-mêmes aux problématiques engageant la vie sociale. « C’est dans la mesure où nous jeunes, nous donnons le temps de penser et de poser des actions cohérentes pour une progressive transformation sociale que l’espoir, loin d’être un vain mot, est véritablement permis », exhorte-t-il.
Deux communications ont meublé cet atelier. La première qui a porté sur la thématique « La conscience citoyenne en démocratie : un travail d’éducation à la responsabilité écologique » a été présentée par Abbé Colbert Goudjinou. Elle est suivie de l’exposé du professeur Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Uac et directeur du Laboratoire écologique appliqué sur : « L’école et l’université au service de l’écologie : une œuvre éducative de cohérence ». Un débat a été ouvert à la suite de ses deux communications.
Un panel a été animé à la suite des discussions autour de la thématique : « De la pratique éco-citoyenne : quel est mon engagement ? ».
Les travaux ont pris fin par la remise d’attestation aux participants.

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