Atelier sur la fiscalité de développement: Vers la migration de l’économie informelle à la formelle

Par La Redaction,

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Le Conseil national du dialogue social et l’organisation néer-landaise Cnv international ont organisé, hier mardi 29 juin à Cotonou, un atelier sur la fiscalité de développement. La migration de l’économie informelle vers l’économie formelle était au cœur des échanges.

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C’est autour du thème : « La migration de l’économie informelle vers l’économie formelle » que s’est tenu hier mardi 29 juin, un atelier sur la fiscalité de développement. Le même atelier était organisé du 23 au 25 octobre 2019 par le Conseil national du dialogue social et portait essentiellement sur deux préoccupations majeures. Il s’agissait de voir comment contribuer à la transformation structurelle de l’économie béninoise dominée par l’économie informelle et optimiser l’apport du secteur informel dans sa diversité afin de l’intégrer progressivement au secteur formel. Après les échanges et divers travaux en commissions, il avait été retenu que la fiscalité de développement ne peut se faire sans tenir compte de l’équité sociale et de l’élargissement de la base sociale qui ne peut se réaliser que par un dialogue social franc et constructif.
Guillaume Attigbé, président du Conseil national du dialogue social (Cnds), a fait savoir que c’est dans la mise en œuvre de cette recommandation que les principaux acteurs du dialogue social ont initié cet atelier dont « l’objectif principal est d’échanger en vue d’élaborer la stratégie nécessaire devant conduire à établir l’équité sociale sur le plan fiscal en s’appuyant sur un dialogue social franc et constructif ». Il précise qu’il s’agira spécifiquement de recenser les regroupements professionnels et autres structures consulaires (artisanat, chambre d’agriculture, chambre des métiers, chambre du commerce et d’industrie etc.) concernés par la thématique de la fiscalité de développement. Aussi, sera-t-il question d’identifier les différents points, objet de dialogue pour l’établissement de l’équité sociale, de définir les règles de conduite du dialogue pour l’élargissement de la base fiscale dans une vision commune et partagée en tenant compte des grands ensembles. En clair, il s’agit d’un atelier où seront jetées les bases d’une équité sociale en matière fiscale qui prendra en compte un plus grand nombre de concitoyens dans une large concertation, selon Guillaume Attigbé.

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Impact de la Covid-19

Ces dernières années, la question de la migration de l’économie informelle vers l’économie formelle a pris une importance particulière. Conformément au point trois de sa mission qui est la promotion de la migration du secteur informel vers le secteur formel pour un travail décent, le Conseil national du dialogue social a donc organisé cet atelier sur la fiscalité de développement. Pour Christian Houngbo, représentant de l’organisation néerlandaise Cnv international « Après plus d’une année de mutations rapides des relations du travail en lien avec la pandémie, les travailleurs du secteur informel, dépourvus de protection sociale, ont particulièrement souffert des conséquences de la pandémie liée au Covid-19 ». Plus loin, Christian Houngbo affirme que la résilience globale opposée à la pandémie du coronavirus par les systèmes de production est portée par les mesures prises par les pouvoirs publics mais également par le dynamisme des acteurs de l’économie informelle. « Cette résilience force à reconnaitre et valoriser ce dynamisme de l’économie informelle. Les travaux de cet atelier se tiennent à un moment où l’humanité entière poursuit encore sa lutte contre la pandémie du Sars- Cov 2. Nos habitudes et nos relations de travail sont toujours affectées. Ne baissons donc pas la garde. Maintenons, pendant et après cet atelier, le strict respect des mesures barrières anti-Covid-19 notamment la distanciation sociale, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon mais également le port convenable des masques », a-t-il conclu.

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Par Ulrich AKPOVO (Stag.)