Attentat à la pudeur (36e dossier): Julien Sossou écope de 15 ans de réclusion criminelle

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Le trente-sixième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, examiné mardi 19 juin dernier, portait sur une infraction d’attentat à la pudeur. A la barre pour y répondre, Julien Sossou a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Il est en détention depuis le 3 octobre 2014.

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Agé de 46 ans et enseignant de profession, Julien Sossou, alors directeur de l’école primaire publique Donga, dans la commune de Djougou, nourrit un appétit vorace envers les écolières de son établissement. Pour avoir sexuellement abusé de trois parmi elles, il a été déclaré coupable de l’infraction de viol sur mineures, mardi 19 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, en application des dispositions des articles 332 et 333 du Code pénal et l’article 3 de la loi 2011-26 du 09 janvier 2012, portant prévention et répression des violences faites aux femmes.
Condamné également à 15 ans de réclusion criminelle par la cour présidée par Célestin Zanouvi, il limera ses dents contre les barreaux de la prison jusqu’au 3 octobre 2029. Il regrettera d’avoir jeté son dévolu sur son écolière XX âgée de 13 ans environ.
Interpellé et inculpé, Julien Sossou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. L’audience s’est déroulée à huis-clos. A la barre, l’accusé a beaucoup varié dans ses déclarations.
Selon le résumé des faits, Julien Sossou, enseignant, a été en poste à l’école primaire publique de Donga, commune de Djougou, en tant que directeur. Pendant son séjour, usant de plusieurs stratagèmes, il attire à moult reprises ses écolières XX, BB et VV âgées respectivement de 11, 12 et 13 ans, dans une chambre attenante à son bureau, puis entreprend des pénétrations sexuelles sur elles avec son membre viril ou son doigt.
Des suites de ces actes répétés, notamment sur la petite XX par quatre fois, celle-ci tombée malade et conduite à l’hôpital, s’est ouverte à ses parents. Julien Sossou a cru étouffer l’affaire, en leur venant en aide financièrement. Mais hélas !
Par ailleurs, la cour a renvoyé les intérêts et les dommages de la partie civile à une session ultérieure, à cause de l’absence d’un certain nombre de pièces au dossier.
Pour l’examen de cette affaire, le président de la cour, Célestin Zanouvi, avait comme assesseurs Jean-Pierre Yérima Bandé et Noël Houngbo. Le fauteuil du ministère public était occupé par Pape Léon Yèhouénou. Me Jean-Claude Gbogblénou assurait la défense de l’accusé et Me Amandine Goudé-Djessin, celle de la partie civile?

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