Autonomisation de la femme: Un impératif pour l’équilibre de la société

Par Désiré GBODOUGBE,

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Discours DE-CDEL

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2018, le Centre de développement économique local (Cdel) a organisé, ce jeudi 29 mars, en collaboration avec les membres des associations d’artisans en particulier de femmes, une séance de réflexion sur le thème « Autonomisation économique de la femme : Un pas décisif pour son affirmation dans la société ».

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L’épanouissement et l’affirmation de la femme dans la société ne peuvent être une réalité qu’à travers son autonomisation économique. C’est pourquoi, au nombre des activités qu’il mène le Centre de développement économique local (Cdel) appuie les groupements de femmes dans leurs activités génératrices de revenus. Unis par ce même dessein, le Cdel et ces associations d’artisans en particulier de femmes, ont célébré, hier à Cotonou, avec faste la Journée internationale de la femme à travers une réflexion sur le thème « Autonomisation économique de la femme : Un pas décisif pour son affirmation dans la société ».
Ce thème, selon la directrice exécutive du Cdel, Aline A. Adjibi Dato, fait un lien avec la mission de sa structure et les objectifs fixés par les groupements de femmes. Elle s’est réjouie de l’implication effective des groupements de femmes qui ont compris l’enjeu. Car, souligne-t-elle, le rôle des Ong n’est pas de remplacer les femmes dans l’amélioration de leurs conditions de vie. « Il s’agit, pour nous, de mettre l’accent sur l’utilité de ce qu’elles font », précise-t-elle. Autrement dit, le Cdel s’active à renforcer les capacités des femmes sur le plan technique de leurs activités professionnelles, sur le plan de la vie associative qui doit régner, les conditions dans lesquelles elles doivent travailler ensemble et surtout pour développer leurs compétences pour que leurs entreprises puissent se développer et prospérer. En retour, pour qu’elles puissent avoir plus de moyens économiques pour prendre en charge leurs familles et contribuer à la vie de la société à travers : la prise de la parole, la prise des positions et être à l’aise. Surtout que la position ou la place qu’on accorde à une femme dépend de ses capacités économiques et financières et de ses compétences.
Toutefois, nuance-t-elle, l’autonomisation ou l’épanouissement de la femme ne peut se passer sans le soutien de l’homme.
Ce qu’explique la conférencière, Honorine Chankouin qui a insisté que le but de cette réflexion est, d’une part, d’assurer le suivi progressif de l’amélioration de la condition de la femme et d’autre part, de sensibiliser l’opinion publique à la mise en œuvre d’action concrète. « Le soutien de l’homme est incontournable », a martelé Aline A. Adjibi Dato. Cette dernière clarifie que l’autonomisation de la femme n’équivaut nullement à une richesse quelconque de la femme. Elle ajoute que l’épanouissement de la femme consiste à avoir sa place et à être à l’aise dans la société. Il lui faut expliquer à son homme les atouts de ses actions pour la famille qu’elle constitue. Cet épanouissement est donc au prix d’une confiance mutuelle entre l’homme, la femme et ses enfants.
Le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), Armel Hervé Djengué, renchérit en insistant sur la nécessité du dialogue et le partage au sein du foyer. Aussi est-il important que chacun cultive la confiance en soi, ajoute-t-il.

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