Avant leur déploiement sur les opérations de maintien de paix :Des policières béninoises à l’école des bonnes pratiques

Par Josué F. MEHOUENOU,

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L’Ecole nationale de police à Cotonou abrite depuis hier, et ce pendant deux semaines, une formation à l’endroit du personnel féminin de la Police nationale déjà admis à faire valoir ses droits à la retraite. A l’issue de ladite formation, les impétrantes seront soumises à un test de sélection, en vue de leur déploiement dans le cadre des opérations de maintien de paix sur les théâtres d’intervention de l’Organisation des Nations Unies.

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Le personnel féminin de la police béninoise dispose de ressources humaines qui seront utiles pour les Nations Unies dans le cadre du déploiement sur des opérations de maintien de paix. Les policières béninoises, au regard de leur expérience, semble-t-il, ont de la matière à revendre. C’est ce qui justifie la formation initiée depuis hier, au profit de plusieurs d’entre elles déjà admises à faire valoir leurs droits à la retraite et dont le parcours professionnel n’est pas moins impressionnant. Cette formation d’une durée de deux semaines, a clarifié le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Codjo, «s’inscrit dans le cadre de la mise en application effective de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée le 18 décembre 1979» et ratifiée par tous les pays membres. Le Bénin s’honore donc, indique-t-il, de figurer sur la liste des pays retenus pour bénéficier d’une telle formation qui, selon lui, honore doublement le Bénin, parce que se tenant d’une part, dans la ferveur des festivités de la Journée internationale de la femme et d’autre part, à la veille de ladite manifestation au sein du personnel féminin de la police nationale.
Mais au-delà de ces considérations, c’est le déroulé de la formation qui préoccupe les experts dépêchés à Cotonou par le siège des Nations Unies pour assurer le renforcement des capacités de ces policières, puis leur sélection. C’est pourquoi, le directeur de la formation, Mustapha Mohammed s’est appliqué à expliquer aux impétrantes, les grandes lignes prévues à cet effet. Il s’agit, leur a-t-il précisé, de revisiter des notions relatives à la rédaction des rapports policiers, d’un test d’aptitude linguistique, de la conduite automobile, des manœuvres de conduite et du maniement des armes. Ces étapes, a souligné le fonctionnaire onusien, seront déterminantes dans leur évaluation et leur permettront de passer, si elles étaient bien exécutées, le cap de la sélection pour être déployées sur les théâtres d’intervention de l’ONU. Les mêmes conseils seront repris et accentués par la représentante du siège des Nations Unies, Dr Naima Charafi. L’ambition d’un tel projet, a-t-elle martelé, c’est de donner aux femmes l’opportunité d’exprimer leurs compétences professionnelles, leur instinct maternel, et leurs habitudes conciliatrices et protectrices sur des terrains où le langage des armes fait rage et où les femmes et les enfants se retrouvent en situation de vulnérabilité.
Les policières béninoises seront très utiles à ce propos, a rassuré pour sa part, le directeur général adjoint de la Police nationale, Nazaire Hounnonkpè, puisque, note-t-il, «l’approche militaire n’est pas toujours la meilleure sur les terrains de conflits».

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