Avec plus de 10 % à la présidentielle 2021: Le duo Fcbe récupère sa caution et une partie de ses frais de campagne

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le duo candidat du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè va se faire rembourser ses 50 millions F Cfa de cautionnement et un forfait de ses frais de campagne dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier dont les résultats définitifs ont été proclamés ce mercredi.

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Le duo candidat Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’a pas tout perdu dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier. Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè, respectivement candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République pour le compte de ce parti de l’opposition est rassuré de reprendre non seulement sa caution d’un montant de 50 millions F Cfa qu’il a versée au Trésor public avant de faire valider sa candidature mais aussi une partie de ses frais de campagne. Ceci, tout simplement parce que le duo candidat Fcbe a franchi la barre des 10 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin. La mesure de remboursement de caution est prévue à l’article 138 du Code électoral.
Lequel article dispose : « Le montant de cautionnement à verser par le duo candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République est de cinquante millions (50 000 000) de francs Cfa. Ce montant est versé au directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique et est remboursable aux candidats ayant obtenu au moins dix pour cent (10 %) des suffrages exprimés au premier tour ». En plus du remboursement de la caution, les candidats ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés doivent rentrer également en possession d’une partie des frais qu’ils ont engagés pour la campagne électorale présidentielle et qui ne doivent pas dépasser la somme de 2,5 milliards F Cfa. Le montant de remboursement forfaitaire ne saurait être inférieur à 25 % du montant total des frais de campagne justifiés, précise l’article 100 du Code électoral. Ces remboursements doivent être payés aux candidats concernés, au plus tard le 31 décembre prochain.
Ainsi, le duo candidat Fcbe qui a obtenu plus de 11 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin présidentiel (au-delà des 10 % exigés par la loi), peut donc se frotter les mains d’avoir réalisé un tel score. Car cette performance permet aujourd’hui à Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè d’espérer récupérer leur caution et une partie de leurs frais de campagne au même titre que le duo candidat Patrice Talon et Mariam Chabi Zimé Talata élu par K.O avec plus de 86 %.

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Echec et mat

Corentin Kohoué et Irénée Agossa, le troisième et dernier duo en lice dans le cadre de cette présidentielle, pour sa part, a mordu la poussière sur toute la ligne. Il n’a aucun remboursement à attendre du Trésor public. Et pour cause ! Le duo de la dynamique « Restaurer la confiance (Rlc) » n’a obtenu que 2 % des suffrages exprimés, loin du seuil exigé par la loi. Il perd ainsi sa caution de 50 millions F Cfa ainsi que ses frais pour la campagne électorale.
Mais en attendant les remboursements, les trois duos candidats ont 60 jours au plus tard à compter de ce mercredi 21 avril, où la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs du scrutin, pour déposer contre récépissé auprès de la Cour des comptes, leur compte de campagne accompagné des pièces justificatives. La juridiction financière dispose d’un délai de 15 jours pour rendre publics ces comptes de campagne afin de recueillir les observations des partis politiques et des candidats. « Après vérification des comptes, s’il est constaté un dépassement des dépenses de campagne, la Cour des comptes dénonce dans les quinze (15) jours, les faits de dépassement de seuil autorisé de dépenses de campagne au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou pour l’élection présidentielle ou les élections législatives et près le tribunal de première instance territorialement compétent, en ce qui concerne les élections communales», dispose l’alinéa dernier de l’article 99 du Code électoral.