Avènement de Patrice Talon à la tête du Bénin: Exigences et préoccupations de l’Ong Alcrer

Par zounars,

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Le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, a tenu lundi 25 avril à Cotonou, une conférence de presse pour présenter à l’opinion publique ses préoccupations envers le nouveau régime dit de la Rupture. Il préconise certaines mesures que doit prendre le président de la République Patrice Talon, afin d’assurer une bonne gouvernance pendant les cinq prochaines années.

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« Je tiens à ce qu’on passe aux peignes fins la gestion de Boni Yayi ». Ainsi s’exprimait, lundi 25 avril à Cotonou le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, devant les professionnels des médias. Sa sortie médiatique n’a pour but que de dire au président de la république Patrice Talon, ses «légitimes » attentes.

En effet, le président de l’Ong Alcrer exige que le nouveau gouvernement passe en revue la gouvernance des 10 dernières années. Car il existe, selon lui, de véritables manquements qui ont marqué la gestion du pouvoir. «Je sais que beaucoup d’entre les Béninois tiennent à cela», indique Martin Assogba, expliquant que ses préoccupations sont aussi celles du peuple qui l’a d’ailleurs exprimé à travers les urnes. Il trouve les fondements de telles exigences dans les nombreux scandales ayant caractérisé la gouvernance de 2006 à 2016.
Il va alors citer les dossiers Icc services, siège de l’Assemblée nationale, Cen-sad, concours frauduleux et autres, sans oublier les nombreux marchés publics qui n’ont pas respecté les procédures de passation. Des faits qui illustrent d’après lui les faits de corruption qui ont été un mode de gouvernance ces 10 dernières années. Et il faudra en savoir davantage et châtier les responsables de tels actes. «Il faut passer à la vérification minutieuse de toutes ces affaires », car poursuit Martin Assogba, le président sortant a lui-même promis la reddition des comptes et a tout le temps clamé la lutte contre la corruption qui est loin d’avoir été une réalité. «C’est pour cela que je veux lancer cet appel au président de la République, Patrice Talon », argumente le président de l’Ong Alcrer. L’Agence nationale de lutte contre la corruption (Anlc) ayant été inopérante et inopportune, selon lui, il faut la supprimer pour éviter à l’Etat de dépenser inutilement dans les structures « budgétivores ». Il devait en être de même pour la Haute cour de Justice qui, comme l’Anlc, n’a pas vraiment de marges de manœuvre pour contrer la corruption et l’impunité, a-t-il insisté.
Bientôt, certaines agences, certains fonds et sociétés d’Etat changeront de mains. Les prochaines nominations devraient, estime Martin Assogba, faire suite à des audits que doit commanditer l’Etat afin de voir clair dans la gestion des futurs directeurs sortants.
Aussi, préconise-t-il que les résultats de tous les audits déjà réalisés et ceux à venir, soient désormais publiés. Martin Assogba a également réitéré son souhait de voir les passeports de certains directeurs retirés, pour les empêcher de quitter le pays, le temps que les résultats des enquêtes tombent. Les structures internes de contrôle devraient aussi être rendues opérationnelles afin de prévenir au mieux la mauvaise gestion.
Par ailleurs, le président de l’Ong Alcrer s’est également penché sur l’actualité concernant la réconciliation qui a eu lieu à Abidjan, entre le président de la République, Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi. Cela ne doit pas, suggère Martin Assogba, empêcher Patrice Talon de faire son travail ; celui d’enquêter sur la gestion de l’ancien président de la République. « La lutte contre la corruption sera mon combat de tous les instants et de tous les temps », a-t-il rappelé, citant le président Talon se référant à son discours d’investiture. Enfin, Martin Assogba a félicité le peuple béninois pour sa patience et son endurance qui ont produit cette alternance, laquelle, à l’en croire, n’était pas gagnée d’avance?

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