Campagne agricole 2020-2021: 731 000 tonnes de coton graine produit (Cap sur 1 million de tonnes !)

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Précédemment annoncée à 728 000 tonnes, la production nationale de coton graine s’est stabilisée à 731 000 tonnes pour la campagne 2020-2021, selon le ministère de l’Agriculture. Un nouveau cap est fixé à 1 million de tonnes d’ici à deux campagnes.

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« Au moment où nous annoncions les chiffres, nous étions à 728 000 tonnes, mais la production nationale de coton graine s’est stabilisée à 731 000 tonnes pour la campagne 2020-2021 », a laissé entendre Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. C’était vendredi 21 mai dernier à la faveur du lancement de la deuxième phase du Projet d’appui à la transition agroécologique dans les zones cotonnières (Tazco 2).
Cette performance est réalisée en dépit des conditions pluviométriques stressantes et de la diminution des emblavures pour cause de Covid-19. En effet, les premières pluies qui devraient permettre les semis à bonne date sont tombées avec retard dans les zones de production, contraignant les producteurs à faire les semis jusqu’à fin juillet 2020. Des poches de sécheresse ont été également enregistrées durant les mois d’août et d’octobre, perturbant le respect des itinéraires techniques, notamment les dates d’apports d’engrais et des entretiens.
Désormais, un nouveau cap est fixé à une production de 1 million de tonnes. Et, cela est faisable d’ici une ou deux campagnes, estime le ministre qui dévoile la stratégie pour y parvenir. L’accent est beaucoup plus mis sur la productivité à travers une production intensive que sur l’extension des emblavures.
Ainsi, les pratiques « archaïques» sont à bannir. Pour que la productivité s’améliore, il faudra mieux gérer les dates de semis à partir des premières pluies, préconise Gaston Dossouhoui. «Si nous procédons par nos pratiques anciennes, nous aurons deux semaines à deux décades de retard sur la date de semis ; un retard d’une décade par rapport à la date de semis fait perdre jusqu’à 150 kg/ha », prévient-il.

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Au moins 1,3 tonne à l’hectare !

L’objectif fixé pour la campagne en cours est d’atteindre un rendement de 1,3 tonne à l’hectare à l’échelle nationale. « Les sachants doivent aller à 1,6 ou 1,7 tonne/ha et les gros producteurs jusqu’à 2,5 tonnes/ha», indique le ministre. Pour la campagne écoulée, le rendement s’est amélioré en ressortant à 1,185 tonne à l’hectare contre 1,073 tonne/ha à la précédente campagne, soit une progression de 10,34 %.
Aussi, le ministre n’occulte pas l’association de la culture du coton avec d’autres telles que le cajou aux premier et deuxième âges, tout en laissant les résidus de récolte regénérer les sols au lieu de les brûler. Pour rappel, le gouvernement envisage d’atteindre une production de 300 000 à 350 000 tonnes de noix de cajou.
Pour sa part, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) entend poursuivre le renforcement du dispositif d’encadrement et de conseil agricole aux producteurs et de l’appui à la gouvernance des organisations de producteurs (Op). Ce dispositif intègre les cultures de rotation « raisonnée» avec le coton telles que le maïs, les légumineuses (niébé, soja, arachide), visant à fertiliser les exploitations.

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