Campagne agricole 2020-2021: Des résultats élogieux malgré le contexte du Covid-19

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Campagne agricole

Malgré le contexte de la pandémie du Covid-19 dans lequel la campagne agricole 2020-2021 s’est déroulée, celle-ci s’est soldée par des résultats satisfaisants. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, en a fait cas, jeudi 27 mai dernier à Grand-Popo, à la cérémonie de lancement de la nouvelle campagne.

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Au Bénin, c’est devenu une tradition pour les acteurs agricoles de faire le bilan de la campagne précédente avant d’aborder une nouvelle. Réunis, jeudi dernier à Grand-Popo, pour donner le top de la campagne 2021-2022, le ministre Gaston Dossouhoui et les représentants des associations professionnelles du secteur n’ont pas dérogé à la tradition.
Ensemble, ils ont passé en revue les résultats obtenus sur la période 2020-2021. Entre autres, on note, la hausse de la production des céréales et des légumineuses respectivement dans l’ordre de 1,16 et 0,48 %. Une production record de coton estimée à 730 000 tonnes contre 715 000 tonnes à l’issue de la précédente campagne agricole, hissant le Bénin au rang de premier producteur de coton en Afrique. Et ce, pour la troisième année consécutive. Une production de viande avoisinant 78 224 tonnes contre 76 161 tonnes en 2019, soit un accroissement de 2,7 %. Une production du lait estimée à 128 415 tonnes contre 125 145 tonnes en 2019, soit un accroissement de 2,6 %. Une amélioration de la production d’œufs de table de 3,2 %, soit 17 902 tonnes contre 17 341 tonnes en 2019.
En ce qui concerne les filières halieutiques, la production de poisson est évaluée à 82 417,4 tonnes en 2020 contre 89 248,9 en 2019,soit une baisse de 7,65 % largement imputable aux effets de la pandémie du covid-19. Ces « résultats encourageants » ont été évoqués par le ministre Gaston Dossouhoui à la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2021-2022. Relativement à la situation des filières halieutiques, le ministre apaise et annonce que des actions concrètes de préservation des acquis des opérations d’assainissement, la réhabilitation des écosystèmes aquatiques se poursuivent. Dans ce registre, dit-il, le Bénin a déjà réussi l’installation de neuf réserves biologiques et le recrutement, la formation puis l’équipement de 55 agents au profit de la Brigade de surveillance des plans d’eau. Pour le développement de la pisciculture, il est également indiqué que des efforts pour l’exploitation du potentiel aquacole du pays sont en cours et ne tarderont point à porter des fruits.

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Ambitions pour la période 2021-2026

En vue de maintenir le cap de son élogieuse performance, le gouvernement a élaboré pour le quinquennat 2021-2026, un programme très ambitieux. Le ministre Gaston Dossouhoui y relève l’initiation prochaine des plantations et de grandes cultures pour une agriculture d’envergure devant servir de socle au développement d’une véritable agro-industrie nationale. Il sera question, souligne-t-il, de l’éclosion des entreprises agricoles de type nouveau en s’appuyant sur l’Etat comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants (terres, aménagements, mise en plantations, etc.) et leur mise en concession suivant des conditions locatives à déterminer au terme d’études y dédiées. En attendant les conclusions de l’étude de faisabilité qui va démarrer dans quelques semaines, le ministre dévoile que le Programme national de développement des plantations et des grandes cultures ambitionne d’aménager 500 000 ha de cultures. Celles-ci seront réparties en 300 000 ha de culture d’anacardier, 50 000 ha de riziculture, 20 000 ha de bananier plantain, 25 000 ha d’oranger, 10 000 ha de baobab, l’hévéa/cacao pour 50 000 ha, le palmier à huile pour 35 000 ha et le reste dédié au pommier africain, au cocotier et au manguier.
Sous ce second quinquennat du président Patrice Talon, il sera aussi question de l’accélération de la mécanisation agricole en facilitant l’accès des producteurs au financement. La mise en œuvre des différentes actions de mécanisation permettra de quadrupler la puissance motrice mise à la disposition de l’agriculture et de créer, d’ici 2026, de nouvelles opportunités de travail telles que la fabrication, la réparation et le service après-vente des engins agricoles, a détaillé le ministre Dossouhoui.
A l’en croire, le gouvernement se penche aussi sur la promotion des techniques et pratiques culturales résilientes au changement climatique. De même, poursuit-il, l’équipe gouvernementale travaille à la mise en place d’un programme de développement de l’élevage dont l’objectif à l’horizon 2026 est de limiter les importations des produits animaux et de porter la couverture des besoins en viande, lait et œufs de table respectivement à 70, 55 et 95 %.
A l’agenda du quinquennat, les filières halieutiques figurent également en bonne place à travers la poursuite de l’assainissement des plans d’eau par leur dragage afin de favoriser une meilleure reproduction des espèces halieutiques. Dans la même logique, il se met en place un programme de développement de la pêche et de l’aquaculture dont l’objectif pour 2026 est de porter le taux de couverture des besoins par la production nationale de 42 à 60 %, soit une production de
135 000 tonnes dont 40 000 tonnes pour l’aquaculture. Egalement, le renforcement des interventions du Fonds national de développement agricole (Fnda) préoccupe le gouvernement, a dit Gaston Dossouhoui?.

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