Campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité: Renforcer la synergie d’actions

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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une visite des stands des produits de karité

La campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité a été lancée, hier jeudi 16 septembre à Nikki, dans le département du Borgou.
A l’occasion, la ministre de l’Industrie et du Commerce avait à ses côtés, son homologue en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour une synergie d’actions, l’objectif est de mobiliser tous les acteurs de cette spéculation afin d’en faire une filière d’exportation à fort potentiel et un véritable moteur de renforcement de l’économie nationale.

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Le karité est une richesse naturelle porteuse. Filière émergente et productrice de la richesse, il a le mérite d’aider à combattre la pauvreté, puis à lutter contre la dégradation de l’environnement. Malheureusement, cette espèce végétale est de nos jours menacée de disparition dans nos brousses. Le gouvernement béninois a conscience qu’il faut la sauver. Ainsi, le lancement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité, hier jeudi 16 septembre à Nikki, traduit sa volonté de promouvoir cette filière.
En effet, la cérémonie organisée, hier, a permis de rendre désormais publiques les conditions de déroulement de la présente campagne. Elle marque, selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, le démarrage des activités de commercialisation des amandes de karité au Bénin. Le prix plancher d’achat aux producteurs, a-t-elle rappelé, est de 100 F Cfa par kilogramme. La campagne a débuté hier jeudi 16 septembre pour s’achever le 31 mai 2022. La ministre a exhorté les acteurs de la filière à plus de sérieux dans la mise en œuvre des diverses décisions pour une réussite de la campagne. Toujours est-il que le gouvernement a pris des mesures pour suivre et réguler les flux transfrontaliers afin d’éviter la concurrence déloyale, faire respecter les textes en vigueur au Bénin, puis infliger les sanctions aux acteurs indélicats.
« Pour espérer des revenus meilleurs tout le long des chaînes de valeur karité, plusieurs défis doivent être relevés », a fait observer la ministre. Il s’agit, selon elle, d’assurer une gestion durable de la ressource karité, de faciliter l’accès aux parcs pour le ramassage des amandes, de faciliter l’accès aux marchés internationaux aux exportateurs et transformateurs et de poursuivre la promotion de la filière en l’intégrant dans les divers programmes. Il est aussi question de maîtriser les flux transfrontaliers, d’accroître les investissements structurants dans l’industrie et autres équipements de transformation.

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Protéger la ressource

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, a évoqué les nombreuses qualités dont regorge le karité. Il a appelé à protéger cette ressource.
Pour la représentante de l’Interprofession Karité Bénin (Ikb), Mamatou Djaffa, il n’y a point de doute que le gouvernement accorde une importance particulière à cette filière. C’est dire, assure-t-elle, qu’il est bel et bien conscient de son potentiel énorme et du rôle clé qu’elle joue dans le développement économique et social de plus de 200 000 femmes rurales ramasseuses et productrices de karité dans les hameaux et villages du centre et du nord Bénin.
Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et aux différents acteurs, pour les efforts déployés en vue de l’organisation et de la dynamisation de la filière au Bénin. Il a rassuré que, dans le département du Borgou, les dispositions seront prises en vue du respect des textes fixant les conditions de déroulement de la présente campagne.
Quant au maire de Nikki, Roland Gounou Lafia Joseph, il a indiqué que cette cérémonie de lancement permet de valoriser les parcs à karité qui sont en train d’être installés dans les arrondissements de Tasso et autres. « Il s’agit de motiver nos populations à produire en quantité et en qualité les amandes, amener les producteurs et les commerçants à mieux s’organiser autour de cette filière porteuse. En d’autres termes, de développer les activités industrielles et commerciales, puis de lutter contre la pauvreté », a-t-il insisté.
La cérémonie a connu la présence des représentants des associations ou des groupements des collectrices, des producteurs et acheteurs des amandes de karité. Il y avait également ceux des sociétés exportatrices desdites amandes ou des groupements chargés de leur transformation.

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