Campagne des élections communales et municipales: Emmanuel Tiando rappelle les obligations légales aux partis politiques

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Le président de la Commission électorale nationale autonome a procédé au lancement de la campagne pour les élections municipales et communales, jeudi 30 avril dernier, au siège de l’institution. A l’occasion, Emmanuel Tiando a mis l’accent sur les obligations légales qui incombent aux partis politiques au cours des deux semaines de la campagne exclusivement médiatique, conformément aux décisions du gouvernement.

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En donnant le top de la campagne électorale qui s’est ouvert vendredi 1er mai dernier à 00 heure et s’achève vendredi 15 mai prochain à minuit, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Emmanuel Tiando, énumère les obligations légales qui incombent aux partis politiques en lice. Selon le président de la Cena, les cinq partis politiques engagés dans ce processus sont astreints au respect des obligations légales liées à la campagne. Il s’agit de l’interdiction de la corruption électorale sous toutes ses formes, de l’incitation à la haine ethnique, sociale ou religieuse, du recours à la violence et aux voies de fait… « La campagne électorale est un temps de confrontation d’idées et non une occasion d’invectives, de dénigrement d’autrui et de provocations inutiles. Nous ne devons jamais oublier qu’au-delà de nos divergences politiques, nous demeurons filles et fils d’une même nation que nous devons construire ensemble dans l’unité, la concorde et la fraternité », a-t-il rappelé. L’enjeu de ce scrutin, le quatrième de l’ère du renouveau démocratique, précise
Emmanuel Tiando, est bien connu de chaque Béninoise et de chaque Béninois. Les communes seront dotées d’organes de gestion décentralisée, à savoir les conseils communaux et municipaux, d’hommes et de femmes compétents et patriotes en vue de promouvoir au sein des collectivités territoriales le développement local et la démocratie à la base.
Selon le président de la Cena, le cadre juridique de ces élections repose sur la réforme du code électoral, de la charte des partis politiques et de leur financement. Toutefois, au-delà du nouveau cadre juridique régissant ces élections, le contexte dans lequel s’ouvre cette campagne est particulier et inédit. L’apparition de la pandémie du Covid-19 qui sévit dans le monde et dont le pays n’est malheureusement pas épargné même si on ne déplore pas encore un grand nombre de victimes. Durant ces quinze jours, environ 18 000 candidats et candidates, titulaires et suppléants des cinq partis politiques en lice pour cette compétition électorale, vont solliciter les suffrages des populations en vue de leur élection en qualité de conseillers communaux et municipaux.

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Observance des mesures barrières !

Mais, consciente des risques sanitaires liés à la pandémie dans un contexte électoral, la Cena appelée à poursuivre le processus, prend des mesures fortes en vue de préserver la santé des populations tout au long du déroulement de ce processus électoral, a indiqué Emmanuel Tiando. Ces mesures concernent la phase de la campagne électorale qui par essence induit des attroupements de personnes favorisant de fait, les risques de contamination et de propagation du coronavirus auquel il n’existe aucun remède préventif ni curatif prouvé pour le moment, fait-il savoir. « Nous devons changer de pratiques en matière de campagne électorale si nous voulons préserver notre propre santé et celle de nos compatriotes. Les meetings, les cortèges, les visites porte-à-porte sources de regroupement et d’attroupement de personnes ne seront pas autorisés », a indiqué le président de la Cena.
En revanche, souligne-t-il, les radios et télévisions publiques et privées présentes sur le territoire national seront mises à contribution aux frais de l’Etat pour assurer cette campagne médiatique en offrant à chaque parti en lice des plages horaires pour délivrer ses messages dans l’équité. Les partis devront aussi se contenter des services des crieurs publics et de l’utilisation des mégaphones portés par des moyens de transport en circulation et non en stationnement. Ces mesures complètent celles relatives au port obligatoire de masque dans les lieux publics, le lavage fréquent des mains au savon, l’utilisation de gel hydro alcoolique sans oublier l’observance de la distanciation sociale dans les relations quotidiennes. « L’objectif visé à travers ces mesures, surtout en ces temps favorables aux attroupements, est de nous faire prendre conscience que le danger rôde en permanence autour de nous. Par conséquent, nous sommes conviés à garantir notre santé individuelle et collective en acceptant d’accomplir le geste qui sauve et en nous abstenant de poser l’acte irréparable qui tue», conseille Emmanuel Tiando.