Campagne électorale à l’heure du coronavirus: Les réseaux sociaux et les affiches comme alternative

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Les mesures de prévention contre le coronavirus imposées par le gouvernement béninois interdisent des rassemblements de plus de dix personnes. Pourtant, depuis quelques jours, le pays est embarqué dans la campagne électorale en vue des élections du 17 mai prochain. Une véritable épreuve pour les candidats qui ont pris d’assaut les réseaux sociaux et les  espaces d’affichage.

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La ville de Cotonou n’a plus son attrait des temps ordinaires. Depuis le week-end dernier, les murs des maisons, les poteaux électriques, les espaces pour affichages, les carrefours et les feux tricolores arborent les couleurs des partis politiques en lice pour les élections communales. Connue jusque-là pour être un scrutin qui impose une campagne de proximité sans grande visibilité en matière de communication, l’élection de cette année a la particularité de tomber dans une période toute singulière liée au coronavirus. Conséquence, les rencontres avec les populations, les meetings géants, les concerts de mobilisation de suffrages et autres actions propagandistes pour recueillir les suffrages des électeurs ne peuvent avoir lieu. Pour aller à la rencontre de leurs électeurs, les candidats ont priorisé les affichages. Ils sont sur tous les formats. Des plus petits aux plus grands. Toutes les rues de la ville, les artères publiques et parfois le bitume sont utilisés pour présenter le visage des aspirants à la gestion de la cité. Aucun des partis en lice ne veut être du reste et la guerre des affiches, en attendant celle des urnes bat son plein.

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Autre moyen de mobilisation de suffrages usité pour la circonstance, les réseaux sociaux. Du beurre pour les community manager et autres administrateurs Web, bloggeurs et webactivistes qui passent un temps de vache grasse. « La plupart des candidats ont recruté des activistes pour soigner leur image et travailler à leur cause », commente un observateur de la vie politique du pays. Des short-textes aux plus beaux portraits, sans oublier les multiples visuels, les capsules… Tout les moyens sont bons et sont utilisés pour communiquer avec les électeurs. La campagne sur les réseaux qu’on prendrait pour l’apanage des jeunes candidats très nombreux dans la course aux conseils communaux se joue à parité entre les générations. Comme quoi, le challenge se fera jusqu’au bout…