Célébration de la fête de Noël: Un réveillon mi-figue, mi-raisin à Cotonou

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Les habitants de la ville de Cotonou n’ont pas sorti le grand jeu pour le réveillon de la fête de Noël. Dans la nuit du 24 au 25 décembre, la ville est restée plutôt terne avec des rues plus ou moins désertes sans grande ambiance ni animation.

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A l’instar de Victorin Alofa, 42 ans, rencontré au petit matin de ce 25 décembre à Vodjè devant sa maison avec des amis, nombre de Cotonois ont déserté les rues de la ville à l’occasion du réveillon du Noël. Cotonou n’a pas connu ses folles nuits d’ambiance d’antan. Ses habitants ont préféré à l’ambiance de la ville, des parties entre amis et en familles. Pour preuve, les masques Kaléta qui d’ordinaire inondent la ville pour lui donner un air de fête avec leur animation ont presque disparu. De Gbégamey à Cadjèhoun sans oublier les grandes artères et les principales avenues, Cotonou avait l’air de tout sauf d’une ville en fête.
Les premiers à s’en plaindre, ce sont les tenanciers et responsables des bars, buvettes et autres lieux d’ambiance. Dans les encablures du Ceg Vèdoko, Elisée Alitanou, un responsable de bar, est plutôt dépité. Peu avant 2 h du matin, il n’avait reçu le moindre client dans son bar. Pourtant, jure-t-il, il y a investi pour refaire les lieux et s’attendait à ce que son nouveau décor fasse mouche et draine vers lui des noctambules ce 25 décembre. Mais il n’en sera rien. En compagnie de ses trois servantes, il s’offre une bière bien fraîche en espérant le premier client de la soirée. A défaut, il « fermera les portes pour dormir ».
Cette ambiance peu colorée, Alvine Akanni dit n’y rien comprendre non plus. Si elle autre traîne encore dans la nuit, c’est parce qu’elle a voulu faire ses achats la nuit pour éviter le stress et les longues files d’attente. Elle a donc choisi d’aller au culte du réveillon puis de procéder à son ravitaillement. Mais, admet-elle, il ne sert à rien de traîner dans la nuit au petit matin d’une fête dans la boisson ou l’alcool. « Noël se fête en famille », poursuit-elle, un peu comme pour décourager ceux qui ont formulé le projet.
Mais tous les quartiers de Cotonou n’ont pas connu l’ambiance morose. Agla et Zogbo font l’exception. Les inconditionnels de la fête, un peu comme s’ils s’étaient donné rendez-vous y ont élu domicile et ont fait régner la loi du show jusqu’au petit matin. Pas étonnant donc que dans ses deux quartiers, on en vienne à croiser, par moments, des masques Kaléta et même des groupes de fanfares qui donnent une note musicale particulière à cette ambiance de nuit. On ne saurait d’ailleurs évoquer l’ambiance du réveillon sans aborder les nombreux cultes religieux (chrétiens et animistes) qui inaugurent cette nuit d’avant-Noël. Des catholiques aux méthodistes, le message ne diffère pas et porte pour l’essentiel sur l’arrivée du Petit Enfant divin, dont la naissance a surpris Joseph et Marie, montés à Nazareth pour se faire enrôler sur ordre de l’empereur Auguste. Ils mirent alors au monde le petit Jésus venu sauver le monde et le firent coucher dans une étable ainsi que le rapportent les Saintes écritures?

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