Célébration de la journée nationale de l’arbre: la tradition respectée dans le Borgou

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Célébration de la journée nationale de l’arbreIl en va beaucoup plus pour l’entretien des plants mis en terre

 

A l’instar des autres départements du Bénin, le Borgou a sacrifié à la célébration, ce mercredi 1er juin, de la 38e Journée nationale de l’arbre. L’occasion a permis de faire le point de la précédente édition, en termes de plants ayant survécu, au niveau des communes.

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Dans le Borgou, c’est au Ceg Guéré, commune de Bembèrèkè, que les manifestations officielles de la 38e Journée nationale de l’arbre, ce mercredi 1er juin, ont eu lieu sur le plan départemental. L’évènement couplé avec la campagne nationale de reboisement a été placé sous la présidence du préfet Djibril Mama Cissé. Ce dernier avait à ses côtés le chef de l’Inspection forestière du Borgou, le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Ensemble avec les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou, ils ont mis plusieurs plants en terre.
Les populations des autres communes du département ont également sacrifié à la tradition. C’est le cas à Parakou où le site choisi cette année pour la mise en terre des plants est à Baka-Sud, dans le 2e arrondissement. «C’est un site qui est préparé pour devenir une forêt communale », a expliqué le responsable de la section communale des Eaux, Forêts et Chasse de Parakou, le capitaine Florentin Comlan Akobi.
« Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable », tel est le thème retenu pour la célébration de cette année. Il encourage la promotion de certaines espèces végétales locales dont la résilience, pour avoir survécu à l’ère du temps en dépit des effets du changement climatique, n’est plus à démontrer. Malheureusement, elles sont en voie de disparition. Ainsi, que ce soit à Bembèrèkè ou dans toutes les sept autres communes du Borgou, la priorité a été accordée aux essences Adansonia digitata communément appelée Baobab, Ceiba pentandra connue sous le nom du Kapokier, Khaya senegalensis ou Caïlcédrat et Gmelina arborea ou Mélina.
Ce fut également l’occasion, pour faire le point par rapport à l’entretien des plants mis en terre pour la précédente édition de ladite journée. Au niveau de l’Inspection forestière du Borgou, le travail effectué dans ce sens révèle un taux de survie estimé à 75 %. «Les taux de réussite obtenus dans le département sont divers. Le plus fort taux a été enregistré à Sinendé. Il est de
92 %. Le plus faible qui est de
47 % a été observé à Tchaourou», a informé le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Il lie les 25 % qui n’ont pas survécu, soit au passage des feux de brousse, à la transhumance, au manque d’entretien, soit aux poches de sécheresse enregistrées, sans oublier l’incivisme des populations.

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