Centres d’excellence de l’Uac:Le Comité national de suivi et de pilotage installé

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladékan, a installé, lundi 21 décembre dernier, le Comité national de suivi et de pilotage des Centres d’excellence de l’Université d’Abomey-Calavi. Cet organe est chargé d’assurer la supervision du projet au niveau des trois centres d’excellence retenus au Bénin.

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Le Comité national de suivi et de pilotage des Centres d’excellence de l’Université d’Abomey-Calavi est composé d’un point focal, du représentant des partenaires, des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, du ministère de l’Eau et des Mines, du ministère de l’Energie, du ministère des Infrastructures, du ministère de la Digitalisation et du Numérique, de l’Association nationale des communes du Benin, de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi… Installé par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Éléonore Yayi Ladékan, il a pour mission de superviser, de guider et d’apporter un soutien à la mise en œuvre du projet des centres d’excellence au plan national. Il est l’interface du projet.
« Je vous invite solennellement à donner le meilleur de vous pour la réussite du projet… Le gouvernement place un grand espoir dans la réussite de ce projet très prometteur… Je vous souhaite alors un grand succès », leur a adressé la ministre au terme de l’installation.
Pour Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le comité a un rôle déterminant à jouer. Les attentes sont grandes et il est question de montrer de quoi le Bénin est capable. Le recteur de l’Uac a alors exhorté les coordonnateurs des centres à jouer leur partition avec abnégation pour la réussite du projet. Il rappelle que le renouvellement de ce projet est sans doute motivé par la réussite de la première phase avec l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques de Dangbo. « Les résultats de la première phase ont été très concluants… Que le sérieux qui a caractérisé vos opérations au cours de la première phase se poursuive lors de la deuxième phase », a souhaité la ministre Éléonore Ladékan. Elle a invité tous les acteurs à bien coordonner leurs actions.
Le représentant des partenaires techniques et financiers du projet, Roméo Ayéna, a réaffirmé l’engagement de l’Agence française de développement et de la Banque mondiale à accompagner minutieusement le projet. Il annonce par ailleurs que l’Afd qui finance le projet à hauteur de 80 %, a déjà effectué le premier décaissement.

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Bâtir des pôles de compétence

Présentant les centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement, Joël Tossa, représentant des coordonnateurs, fait savoir que l’objectif général est de doter l’Afrique de différents pôles de compétence, d’expertise et d’innovation pour impacter significativement le développement en contribuant à relever le défi de la formation de personnel compétent et hautement qualifié pour résoudre les problèmes opérationnels qui se posent en l’occurrence dans les domaines de l’énergie et du développement des applications informatiques. D’une durée de 4 ans, le projet est cofinancé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement pour un coût global de plus de 10 milliards de francs Cfa.

Au Bénin, trois centres ont été retenus pour la mise en œuvre du projet. Il s’agit notamment de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques de Dangbo, de l’Institut national de l’eau et de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi. Chaque centre doit, entre autres, inscrire des étudiants en Master et Doctorat, faire des publications dans des revues internationales, envoyer des étudiants et des enseignants en stage en industrie, avoir un impact sur le développement et un impact institutionnel… Les trois centres au Bénin ont déjà bénéficié d’une partie du financement et sont opérationnels. Ils se sont d’ailleurs impliqués dans la recherche de solutions efficaces pour la lutte contre le Covid-19.