Comé: Une meilleure organisation de l’examen de Cqm préoccupe

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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La première édition de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm) organisée à Comé a connu son épilogue, samedi 28 avril dernier sur le site des artisans, par une cérémonie de remise des parchemins à 50 lauréats d’une dizaine de métiers différents. Occasion pour le président du collectif des artisans de la ville, Cyriaque Kougbo et le point focal à la mairie, Germain Kakpossa, d’en appeler à l’amélioration des conditions de l’organisation du Cqm à Comé.

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La libération des apprentis artisans réduite, samedi dernier à Comé dans le Mono, à une sobre cérémonie de remise de diplôme, d’attestation de succès au Cqm et de cadeau à 50 lauréats dont 23 dames, a été l’occasion pour les acteurs du secteur de rompre avec la langue de bois. « Le Cqm est une expérience qui nous fait souffrir nous les patrons », dénonce le président du collectif des artisans de Comé, Cyriaque Kougbo, avant de donner quelques explications à ce propos. « Nous ne prenons que 12 500 francs Cfa chez les apprenants. De ce montant, l’Etat perçoit encore 1500 francs à savoir 1000 F pour les frais de diplôme et 500 F pour la taxe. Et avec le reste, il faut payer les matières premières, les frais de jury et les chefs des centres d’examen et réaliser les diplômes. C’est insuffisant et nous espérons pouvoir nous asseoir avec la mairie et le gouvernement pour discuter de comment améliorer tout ceci ». Après avoir fourni ces clarifications, Cyriaque Kougbo fait appel à la subvention du gouvernement pour contribuer, entre autres, au budget de l’organisation du Cqm.
Le représentant de la mairie de Comé, Germain Kakpossa, quant à lui, ajoutera que l’organisation de l’examen, en elle-même, reste à professionnaliser. A l’en croire, ladite professionnalisation commence par la dotation du site des artisans d’une série d’ateliers bien équipés en vue d’une meilleure appréciation de la compétence des professionnels à mettre sur le marché de l’emploi. « Pour le moment, l’examen a été fait avec l’existant mais il faut vite avancer », suggère Germain Kakpossa en insistant sur l’aménagement du site situé non loin du siège de l’hôtel de ville de Comé. Aussi pense-t-il qu’il faudra améliorer la composition du jury en évitant de le réduire aux patrons ayant présenté des candidats à l’examen du Cqm.
Cet examen qui clôt désormais les années d’apprentissage met fin à une célébration fastueuse des patrons d’atelier, avec à la clé, la remise à eux d’une dot dont la mobilisation des fonds conduit parfois, apprentis et parents, à de grosses dépenses. Mais si en dépit de la perte de ces avantages, les patrons se rallient à la nouvelle approche, ils ne comptent pas s’accommoder des conditions actuelles de sa mise en œuvre.

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