Commission béninoise des droits de l’Homme : Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé représentent le Parlement

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé sont désormais les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh). Ils ont été désignés lors de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.

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Par 45 voix pour, 0 contre et 0 abstention, l’Assemblée nationale désigne les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé pour siéger au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) au nom de la septième législature. Ils ont été désignés à la faveur de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.
Rosine Dagniho a été proposée par la majorité parlementaire et son collègue Jean-Marie Allagbé par la minorité parlementaire. La plénière n’a pas fait les choses à moitié. Elle a désigné aussi les suppléants des deux députés. C’est ainsi que le député Maurice Chabi Katocha et Kignaré Yarou Sinatoko ont été choisis pour suppléer respectivement les titulaires Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé en cas d’empêchement.
Cette désignation vient mettre fin au processus qui a commencé depuis le vendredi 5 janvier dernier avec l’adoption de la clé de répartition des deux sièges à pourvoir par les deux blocs politiques du Parlement, à savoir majorité et minorité parlementaires pour siéger au sein de la Cbdh. Et cela, conformément aux décisions de la Cour constitutionnelle notamment les décisions Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 et Dcc 09-015 du 19 février 2009 qui demandent à l’Assemblée nationale de tenir compte de la configuration politique Majorité/Minorité pour toute désignation politique au Parlement. Chaque bloc devrait veiller à l’approche genre dans sa désignation. Ce critère a été pris en compte à l’arrivée, comme le témoigne d’ailleurs la liste adoptée. Un autre critère non moins important qui a surtout milité en faveur des personnes retenues est que les membres de la Cbdh ne devraient appartenir à aucune instance dirigeante de parti politique. Un critère que respecte le choix des deux députés ainsi que leurs suppléants respectifs.
Il faut préciser qu’aux termes de la loi n°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Cbdh, la commission comprend onze membres choisis parmi les personnalités de nationalité béninoise jouissant de leurs droits civil et politique et connues pour leur probité morale, leur indépendance d’esprit, leur expérience dans leurs domaines respectifs et leur intérêt pour les droits de l’Homme.
La commission est composée de onze membres pluridisciplinaires. Les deux représentants du Parlement iront s’ajouter aux neuf autres membres à raison d’un représentant des magistrats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des avocats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des médecins désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’Homme désigné par leurs pairs en tenant compte de la diversité de leur mandat, une représentante élue par les associations féminines de défenses des droits de la femme, un représentante d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’enfant, un syndicaliste représentant les centrales syndicales désigné par ses pairs, un représentant du patronat désigné par ses pairs et un représentant des journalistes de la presse privée ou publique?

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