Commune de Lalo: Tous contre l’étirement des lèvres vaginales des filles

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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A chaque communauté ses travers. Sur les territoires peuplés des ressortissants de l’ethnie tchi, à Lalo, dans le département du Couffo, c’est l’étirement des lèvres vaginales des filles qui suscite indignation et mobilise la Société civile ainsi que des élus.

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Chacune des deux catégories d’acteurs s’est engagée, vendredi 25 juin dernier, à jouer un peu plus sa partition en vue d’endiguer le phénomène. Ils ont réitéré leur engagement au complexe scolaire d’Adoukandji au lancement des activités de ce front de lutte ouvert au profit des filles. La lutte est appuyée par l’ambassade de France près le Bénin dans le cadre de la mise en œuvre des Projets innovants des Sociétés civiles et des coalitions d’acteurs (Piscca). « L’étirement des lèvres vaginales des filles en territoire tchi est un phénomène qui existe depuis très longtemps », explique Janvier Atto dont l’organisation, membre de la Société civile, est lauréate du financement français à travers Piscca. Il est appuyé par le chef de l’arrondissement de Tohou, Périn Djègbé, qui insiste que « L’étirement des lèvres vaginales est vraiment récurrent dans les cinq arrondissements de la communauté tchi ». Il se pratique à Adoukandji, Ahomadégbé, Ahodjinnako, Tohou et Tchito, cinq arrondissements sur les huit de la commune de Lalo.
Le phénomène, au dire du Ca Périn Djègbé, est un facteur de croissance du taux de déscolarisation des filles et du mariage précoce de celles-ci. Selon lui, la lutte contre l’étirement des lèvres vaginales des enfants de sexe féminin « vient à point nommé ».
William Fangbédji, maire de la commune, ne veut pas être du reste. «Je m’engage à soutenir toutes les initiatives du projet », a-t-il déclaré. En matière de lutte contre le phénomène, il sera question de prendre en charge 80 filles déjà victimes pour un accompagnement médical et psycho social. Sur une échelle plus élargie, priorité sera donnée aux actions de sensibilisation. « Sensibiliser les populations aux conséquences et méfaits de l’étirement des lèvres vaginales des filles» fait partie des activités dans lesquelles vont s’illustrer Janvier Atto et son Ong ainsi que tous ceux qui s’indignent contre le phénomène.

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Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo