Communications électroniques : Les acteurs formés sur les ressources critiques de l’Internet

Par LANATION,

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L’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a organisé, ce lundi 23 octobre à Cotonou, un atelier sur les ressources critiques de l’Internet. Il s’agit de sensibiliser les acteurs du secteur sur les mutations en cours dans la gestion des identifiants uniques.

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Noms de domaine, adresses IP ou encore serveurs racines, la gouvernance de ces ressources critiques de l’Internet revêt un enjeu stratégique qui échappe souvent aux pays africains. C’est pour permettre au Bénin de ne pas rester à la traîne que l’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a choisi de renforcer les capacités d’une trentaine d’acteurs des technologies de l’information et de la communication (Tic). Cet atelier qui se tient en partenariat avec l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a permis aux participants d’aborder différents aspects des transformations en cours, notamment l’évolution de l’Iana (Internet Assigned Numbers Authority) vers le Pti (Public technical Identifiers), la mise en place des nouveaux noms de domaines, la gestion technique des registres, les relations entre registres et registraires.
Selon Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation de l’Arcep, les ressources critiques de l’Internet sont des ressources précieuses qui méritent une attention particulière au regard de l’intérêt grandissant que suscite l’Internet. « Sans une coordination rigoureuse des opérations et procédures de gestion de la masse d’informations et de données véhiculées sur Internet, la gestion des informations et la fluidité des recherches sur la toile présenteraient plus de risques que d’opportunités », souligne-t-il. Il rappelle que l’Arcep, en sa qualité de régulateur du secteur des communications électroniques et de la poste, est un acteur clé de la coordination de ces ressources, d’autant que selon la loi 2014-14 du 9 juillet 2014, elle doit veiller « à la gestion inclusive des ressources critiques afin qu’elles servent à la communauté et au développement de l’économie numérique au Bénin». Il soutient que l’atelier, au-delà de la maîtrise de la gestion et de l’exploitation des registres et registraires, vise aussi à promouvoir une plus grande participation du Bénin aux activités de développement des politiques liées aux identifiants uniques de l’Internet au sein de l’Icann. Dans le jargon des communications électroniques, le registre est l’organe technique qui assure la commercialisation des noms de domaines, et les registraires, les entreprises ou particuliers qui achètent ce domaine.

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Foire aux noms de domaines

« Nous sommes en train de mettre en branle une campagne pour le roulement de la clé publique devant sécuriser le nom de domaine au maximum. Il devient alors nécessaire que les acteurs béninois en soient imprégnés et jouent leur partition », précise Pierre Dandjinou, vice-président de l’Icann pour l’Afrique, l’organisation internationale qui coordonne les ressources critiques de l’Internet. Il soutient que les mutations en cours dans ce domaine garantiraient le développement d’un Internet ouvert, sécurisé et inclusif si les acteurs béninois y sont embarqués. Il s’agit, in fine, d’amorcer le travail de génération d’étiquettes pour les noms de domaines internationalisés dont les langues et scripts béninois. « En définitive, l’Internet, c’est aussi du business, et l’enjeu, c’est comment faire en sorte qu’une partie de l’argent de l’internet reste en Afrique et au Bénin », conclut-il.
Au 31 décembre 2015, le parc internet global du Bénin est évalué à 2 229 642 abonnements dont 74 601 abonnements Internet fixe et 2 155 041 abonnements Internet mobile, soit un taux de pénétration de 21,62 %, selon les données de l’Arcep. Depuis 2012, le marché de l’Internet mobile a explosé avec l’avènement de la technologie 3G puis 4G. Estimé à 4,44 % en 2012, le taux de pénétration Internet mobile est passé à 20,89 % en décembre 2015. Au premier trimestre 2017, le parc Internet mobile est de 3 675 192, soit une pénétration de 32,84 %?

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