Concert ‘’ Tolérance zéro au mariage des enfants’’ demain à Cotonou: Angélique Kidjo, Zeynab, Sagbohan et autres à l’affiche

Par Didier Pascal DOGUE,

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Concert tout feu tout flamme, demain samedi 14 octobre au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou pour dire « Non au mariage précoce ou forcé ! ». Il s’agit d’un spectacle initié dans le cadre de la campagne Tolérance zéro au mariage des enfants qui réunira sur la même scène, l’ambassadrice de l’Unicef, la star Angélique Kidjo, et les vedettes nationales : l’homme-orchestre Sagbohan Danialou, Zeynab Abib, Dibi Dobo, Sessimè, Don Mètok, Kala Moulaï, Norberka, Olga Vigouroux dite ‘’Dayovo’’ et bien d’autres artistes de la chanson béninoise.

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« Ce concert est une première qui n’a jamais eu lieu ; les grands artistes sont rassemblés pour porter le message aux coins et recoins du pays », explique Angélique Kidjo, une des têtes d’affiche. Pour l’ambassadrice de l’Unicef, « Nos enfants ne sont pas des marchandises ; il faut les inscrire à l’école ». Elle appelle pour ce faire tout le monde au stade, demain dans la soirée. « Si nous n’agissons pas, le nombre de filles-épouses doublera d’ici 2050 et l’Afrique deviendra la région ayant le plus grand nombre de filles-épouses au monde », alerte le message conçu pour la campagne tolérance zéro au mariage des enfants. Un message qui traduit à suffisance la détermination de l’ambassadrice de l’Unicef qui a fait le déplacement de l’extérieur pour sa terre natale. Un appel, poursuit-elle, pour que le Bénin devienne un exemple dans le monde. « On peut mettre fin à des pratiques traditionnelles afin de juguler ce phénomène qui a trop perduré », insiste-t-elle.
Certains artistes sont des “pépés ou mémés”, admet-elle, pour justifier l’intérêt du combat et sa pertinence. Les enfants scolarisés en général constituent un facteur de développement et mieux, les filles instruites décuplent les avantages liés à l’essor de l’économie de ce fait. Dans la mesure où elles s’occupent de leurs parents et sont prêtes à s’investir pour le bonheur de la famille.
S’agissant des messages clés de la campagne, elles se résument en ce que le mariage avant 18 ans est interdit par la loi (art 181 du Code de l’enfant), les parents contrevenants risquent l’emprisonnement de 3 à 10 ans et une amende de 100 000 à 500 000 francs Cfa. Les filles-épouses sont plus susceptibles d’être pauvres et de le rester. Par contre, les filles ayant accès à l’enseignement primaire et secondaire amélioreront leurs chances d’accès à l’emploi et disposent des moyens pour subvenir à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles.
Le mariage des enfants prive les filles du droit de vivre et d’avoir une vie saine et satisfaisante ; de même les filles-épouses risquent davantage d’abandonner leurs études?

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Didier Pascal DOGUE