Conférence sur l’investissement en Afrique:Les potentialités du continent passées en revue

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Le directeur général de la Banque africaine de développement a pris part à une conférence virtuelle sur l’investissement en Afrique, une initiative du ministère du Commerce international du Royaume-Uni qui a mobilisé des dirigeants britanniques et africains du monde des affaires et de gouvernements. Une occasion pour passer en revue les possibilités d’investissement et de partenariat en Afrique.

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Pour Akinwumi A. Adesina, directeur général de la Banque africaine de développement (Bad), le continent africain regorge d’énormes potentialités qu’il apparaît comme la prochaine frontière commerciale du monde. L’Afrique est un terrain propice à l’investissement, d’après le directeur général de la Bad. Cela dépendra, martèle-t-il, en grande partie de la capacité du continent à dynamiser son secteur de la santé. C’est la perception de l’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria au cours de ces assises virtuelles d’une journée organisées par le ministère du Commerce international du Royaume-Uni, pour discuter des possibilités d’investissement et de partenariat en Afrique.

Les discussions sont axées sur les domaines de l’infrastructure durable, les énergies renouvelables, les services financiers et professionnels ainsi que l’agriculture et l’agro-technologie. Le directeur général de la Bad note avec intérêt que l’Afrique possède encore les fondamentaux qui ont contribué à la croissance phénoménale du continent au cours des dix dernières années. Le continent offrait de vastes possibilités en termes de ressources naturelles, d’immenses étendues de terre arable et une population jeune, moteur d’une urbanisation rapide…, souligne-t-il.
« L’Afrique se distingue pour ce qui est de la facilité de faire des affaires. L’explosion du numérique constatée aujourd’hui en Afrique est très prometteuse », a indiqué le directeur général de la Bad, selon qui l’économie de l’Afrique a reculé de
2,1 % en 2020 et devrait croître de 3,4 % en 2021 alors que l’économie mondiale se remet de l’impact de la pandémie de Covid-19. L’Afrique ne compte que 365 sociétés pharmaceutiques, contre 7 000 en Chine et 11 000 en Inde, deux pays ayant des populations de taille comparable à celle du continent, souligne Akinwumi Adesina. Il encourage les investisseurs britanniques à se tourner vers l’Afrique, c’est là que se trouve la nouvelle frontière, précise le président de la Banque africaine de développement.

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