Congrès ordinaire du MoDEC mué en Parti national Couronne: Sous le signe de l’unité, de la paix et de la justice sociale

Par Didier Pascal DOGUE,

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Congrès ordinaire du MoDEC mué en Parti national Couronne: Sous le signe de l’unité, de la paix et de la justice sociale

Le Mouvement pour la démocratie et l’enracinement du changement (MoDEC), a tenu samedi 14 novembre dernier à Cotonou, son congrès ordinaire. Cet événement a consacré le changement de nom du parti qui devient désormais Parti national Couronne. C’est Jacob Oshoffa, le premier vice-président du parti qui a prononcé l’allocution d’ouverture du congrès en présence de plusieurs personnalités invitées pour la circonstance.

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« Par l’acte de ce jour, nous voulons imprimer une gouvernance politique nouvelle, où l’éthique et la morale auront droit de cité. La recherche du consensus et de l’unité nationale seront une priorité, le pain et la paix pour chaque Béninoise et chaque Béninois, une gageure ». C’est l’état d’esprit dans lequel Omer Adétonah, président du comité d’organisation du congrès du Mouvement pour la démocratie et l’enracinement du changement (MoDEC), a accueilli samedi 14 novembre dernier, les membres et personnalités invités pour participer à la manifestation. Un congrès programmé pour amender et adopter les textes fondamentaux du parti et installer le nouveau bureau exécutif national, a-t-il confié. « Plus rien ne sera comme avant. Dans le combat politique, nous avons pris conscience de notre force sur l’échiquier politique national. Désormais, tout prétendant à la Marina doit compter avec nous», martèle-t-il, après avoir exhorté les congressistes à se montrer assidus et productifs dans les différentes commissions pour des résultats à la hauteur des ambitions du parti. C’est avec la même détermination que Jacob Oshoffa, premier vice-président du MoDEC, désormais Parti national Couronne a lancé les travaux du congrès ordinaire de ladite formation politique. Pour lui, le MoDEC qui a soutenu le régime en fin de mandat, reconnaît que beaucoup de choses ont été faites. Cependant, se référant à un adage, il relève que tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait.

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Le Bénin est à un tournant décisif de son histoire : l’élection présidentielle de 2016 captive toutes les attentions. «Nous voulons être rassurés sur la pérennité de nos acquis démocratiques, sur la pérennité de la démocratie elle-même», a-t-il poursuivi. Il s’agit, selon lui de poursuivre l’expérience démocratique, de l’approfondir pour qu’elle soit la sève vivifiante des institutions constitutionnelles.. Les Béninois, retient Jacob Oshoffa, veulent vivre en paix, se réconcilier avec eux-mêmes à l’intérieur et au-delà des frontières de leur pays. Ils aspirent, selon lui, à un vrai développement, un développement durable.

Plaidoyer

Jacob Oshoffa a expliqué que son parti veut pour les enfants du Bénin un pays débarrassé de la pauvreté sous toutes ses formes où le spectre de la faim sera écarté par une politique de sécurité alimentaire adéquate et où chacun a accès à des soins de qualité.
Le Parti national Couronne (PNC) plaide également pour un Bénin à forte croissance économique, soutenue, partagée et visible dans le panier de la ménagère ; où grâce à une éducation de qualité chaque citoyen accède à un emploi décent, où existe l’égalité homme-femme, l’autonomisation des femmes et où la promotion des jeunes et de la gent féminine dans toutes les sphères de décisions politiques est une réalité.
Enfin, conçoit Jacob Oshoffa, un Bénin où l’accès durable à l’eau potable et l’énergie à un coût abordable est établi. «Le prochain président de la République doit compter avec le PNC», a-t-il retenu.
Tous les invités ont reconnu la délicatesse de la période de l’élection présidentielle que le Bénin aborde. Patrice Nobimè du parti Restaurer l’espoir souhaite que le PNC ne soit pas un parti de plus et qu’il s’applique à la satisfaction des besoins des populations. Daniel Edah du Mouvement pour la prospérité solidaire a fait un vibrant réquisitoire sur la gouvernance dans tous les domaines et appelé à des réformes constitutionnelles notamment pour qu’à la 8e législature, 30 jeunes soient élus députés et qu’il soit mis fin à la mafia foncière grâce à la sécurisation du foncier.
Assane Séibou de l’alliance ABT, Candide Azannaï de Restaurer l’espoir et Eric Houndété ont reconnu la responsabilité des confessions religieuses dans les tractations politiques, pourvu qu’elles ne versent pas dans la perversité. Pour eux, le Bénin a besoin de l’unité et de l’union de tous ses fils. Ils espèrent que le PNC y veillera.