Conjoncture économique dans la zone Uemoa : la masse monétaire en hausse au 4e trimestre 2021

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubrique(s): Economie |   Commentaires: Commentaires fermés sur Conjoncture économique dans la zone Uemoa : la masse monétaire en hausse au 4e trimestre 2021

argent

Au quatrième trimestre 2021, la masse monétaire et les créances sur les autres secteurs sont ressorties en hausse respectivement de 2 886,5 milliards et de 1 786,9 milliards F Cfa. En revanche, les actifs extérieurs nets se sont affichés en baisse de 266,4 milliards F Cfa.

LIRE AUSSI:  Emission de billets de trésorerie dans le marché financier de l’UEMOA : Oragroup lance la deuxième tranche de son emprunt de 35 milliards FCFA

Au terme du quatrième trimestre de l’année 2021, la situation monétaire de l’Union indique une hausse de 2 886,5 milliards F Cfa, correspondant, en variation trimestrielle, à une progression de 8,0 %, selon la Note de conjoncture économique régionale dans l’Uemoa n° 54.
Il est noté une évolution à la hausse de la masse monétaire dans tous les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à l’exception de la Guinée Bissau où les disponibilités monétaires ont baissé de 52,9 milliards F Cfa, soit une diminution de 11,0 %. En effet, la masse monétaire est en hausse de 357,8 milliards au Bénin soit + 19,9 %, 1 379,5 milliards en Côte d’Ivoire (+9,8 %), 630,5 milliards au Burkina Faso (+12,6 %), 286,7 milliards au Mali (+7,2 %), 185,1 milliards au Sénégal (+2,6 %), 83,6 milliards au Niger (+5,3 %) et 16,2 milliards au Togo (+0,7 %), précise le rapport de la direction de la Prévision et des Etudes économiques de la Commission de l’Uemoa.
A l’instar de la masse monétaire, les créances du secteur bancaire sur les autres secteurs de l’économie, hors administrations publiques, sont globalement ressorties en hausse sur la période sous revue. Au niveau régional, elles ont augmenté de 1 786,9 milliards, soit +7,6 %, par rapport au trimestre précédent. Il est enregistré une hausse des créances de 1 095,6 milliards soit +13,6 % en Côte d’Ivoire, 267,5 milliards soit +8,1 % au Burkina Faso, 220,1 milliards soit +7,3 % au Mali, 122,8 milliards soit +7,4 % au Bénin, 81,3 milliards soit +1,7 % au Sénégal et 38,5 milliards soit +3,3 % au Niger. La Guinée-Bissau et le Togo ont enregistré une baisse de ces créances à hauteur respectivement de 27,0 milliards F Cfa soit -14,6 % et de 11,8 milliards, soit -0,8 %.
Les créances nettes du secteur bancaire sur les administrations centrales ont également augmenté dans les Etats membres de l’Union en dehors du Burkina Faso (-76,7 milliards) : +460,4 milliards en Côte d’Ivoire, +276,6 milliards au Mali, +212,5 milliards au Sénégal et +194,0 milliards au Bénin. Globalement, elles se sont établies à 7 265,1 milliards au quatrième trimestre 2021, contre 6 045,9 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 1 219,2 milliards.
Les actifs extérieurs nets, en revanche, se sont affichés en baisse au niveau de l’Union. L’analyse des données du quatrième trimestre de l’année 2021 indique une diminution d’un montant de 266,4 milliards F Cfa, soit -1,9 % par rapport au troisième trimestre de la même année. En fait, sur la période, les disponibilités extérieures nettes ont chuté dans quatre Etats membres de l’Union : -254,8 milliards soit -21,5 % au Mali, -57,7 milliards soit -17,3 % en Guinée-Bissau, -38,6 milliards soit -0,9 % en Côte d’Ivoire, -272,9 milliards soit -12,0 % au Sénégal. Par contre, sur la période, les actifs extérieurs nets ont évolué à la hausse au Burkina Faso (+273,8 milliards, soit +11,3 %), au Bénin (+41,4 milliards, soit +2,0 %), au Niger (+23,3 milliards, soit +3,5 %) et au Togo (+19,3 milliards, soit +1,8 %).

LIRE AUSSI:  En réponse aux effets économiques du Covid-19: L’allègement de la dette africaine, une solution en trompe-l’œil