Construction de 30 lycées techniques agricoles et 7 écoles de métiers: Le contrat de conduite d’opérations signé

Par Ariel GBAGUIDI,

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Trente lycées techniques agricoles et sept écoles de métiers seront construits ou réhabilités afin de doter le Bénin d’exploitants et d’ouvriers de type nouveau. Ce mardi 19 juillet, l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise) et le groupe marocain Novec, entreprise retenue à cet effet, ont signé le contrat de conduite d’opération, au siège de ladite agence à Cotonou.

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Un nouveau pas vient d’être franchi pour la concrétisation du programme de construction, réhabilitation et équipement de 30 lycées techniques agricoles et 7 écoles de métiers. Le contrat de conduite d’opération signé, ce mardi, entre le bureau d’études Novec retenu après un tri rigoureux, et l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise), bras opérationnel du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, est une étape majeure du processus de mise en œuvre dudit programme.
« La mission de conduite d’opération est une assistance globale que le prestataire apporte à l’Acise. Elle a un caractère administratif, financier, juridique et technique. L’objectif est d’assurer l’efficacité dans le pilotage et la coordination du volet infrastructurel du programme de sorte que nous obtenions des constructions de très bonne qualité et surtout le respect des délais », a précisé Adam Pinto, directeur de l’Acise. Le bureau d’études accompagnera le Bénin pendant à peu près trois ans pour les phases d’études et de travaux. Les études qui ont démarré seront bouclées, cette année, pour un démarrage au plus tôt des travaux physiques.
Taoufiq Marzouki Zerouali, directeur général de Novec, a exprimé sa fierté de pouvoir apporter sa pierre à l’édification du Bénin en partageant le savoir-faire marocain mais aussi en apprenant du pays. « Je réitère mon engagement de mettre tous nos équipements à Cotonou et à Rabat à votre service pour que nous soyons efficaces et à la hauteur des attentes de l’Acise, du ministre et du président de la République parce que je pense qu’il est important pour la jeunesse d’avoir de beaux lycées et un enseignement de qualité qui lui garantissent un avenir meilleur », a-t-il promis.

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Techniciens qualifiés et compétents

Les 30 lycées techniques agricoles modernes accueilleront 48 000 apprenants afin de former des exploitants agricoles de type nouveau, et les 7 écoles de métiers recevront 8 400 apprenants en vue de doter l’économie béninoise d’ouvriers et de techniciens qualifiés et compétents dans divers domaines dont l’énergie, le numérique, l’automobile et les équipements industriels, les industries du bois et de l’aluminium.
Le coût global du programme s’élève à 2010 milliards F Cfa. «Le gouvernement a affiché son ambition à travers le Pag II, de moderniser le sous-secteur de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle (Eftp)… Les nouvelles orientations indiquent clairement la nécessité d’inverser la tendance actuelle afin de disposer de 70 % de la population scolarisable dans l’Eftp d’ici 2030… », a rappelé Fructueux S. Aho, directeur de l’Agence de développement de l’Enseignement technique, indiquant ainsi que l’exécution de ce programme constitue la mise en œuvre desdites orientations.
A son tour, Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, souligne l’importance qu’accorde le gouvernement béninois à ce programme qui va « transformer le Bénin, au sens positif ». «Le programme a été identifié comme un levier principal pour booster l’économie béninoise et nous y avons mis beaucoup de ressources et surtout beaucoup d’exigences dans la sélection des partenaires qui doivent nous accompagner dans la réalisation de ce programme…», a noté le ministre avant d’énumérer ses attentes vis-à-vis des prestataires. Lesquelles attentes sont liées à la qualité des travaux et au respect des délais de livraison. « Vous avez constaté qu’avec ce gouvernement, les choses vont très vite. Nous n’avons donc pas de temps à perdre. Nous avons fixé des délais, tout le pays nous attend et nous comptons vraiment ouvrir les portes de nos lycées dès la rentrée 2024-2025. Et nous comptons réellement sur vous pour le faire… », a insisté Kouaro Yves Chabi. Il a rassuré, par ailleurs, de la disponibilité de son département ministériel à accompagner les équipes de mise en œuvre du programme.