Conventions de financement entre le Bénin et l’Union européenne: 30,6 milliards F Cfa pour la compétitivité, l’énergie et la paix

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubrique(s): Non classé |   Commentaires: Commentaires fermés sur Conventions de financement entre le Bénin et l’Union européenne: 30,6 milliards F Cfa pour la compétitivité, l’énergie et la paix


Trois programmes financés sur le 11e Fed pour un montant global de 30,61 milliards F Cfa ont fait, ce mercredi 13 novembre à Cotonou, l’objet de signature de conventions entre la délégation de l’Union européenne et le gouvernement du Bénin. Leur mise en œuvre impactera la compétitivité de l’économie, l’accès à l’énergie et la prévention de l’extrémisme violent.

LIRE AUSSI:  Réunion de l’Alliance pour le multilatéralisme : Agbénonci plaide pour l’accès équitable aux vaccins anti-Covid

Plus de 30 milliards F Cfa sont mobilisés sur les programmes indicatifs (national et régional) du 11e Fonds européen de développement (Fed) pour booster la compétitivité de l’économie, l’accès des populations à l’énergie et prévenir le terrorisme et l’extrémisme violent au Bénin. L’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin, Olivier Nette, et le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, ont paraphé, ce mercredi à Cotonou, les conventions de financement des trois programmes visés.
Le ministre Wadagni assure que les différentes activités prévues seront exécutées avec diligence et efficience. Au nom du gouvernement et du peuple béninois, il témoigne sa gratitude à l’Ue pour son soutien à « ces secteurs indissociables pour assurer la prospérité dans le pays et sortir du cercle vicieux de la pauvreté ».
Le plus consistant des programmes, c’est la deuxième phase du programme dénommé « Promouvoir l’économie verte au Bénin » (Prever 2). L’Union européenne y apporte une contribution de 36 millions d’euros soit 23,4 milliards F Cfa, pour promouvoir une transformation structurelle des principales chaînes de valeur et améliorer l’accès aux marchés régionaux et internationaux. « Prever 2 mettra l’accent sur la promotion à l’énergie pour des usages productifs générant des revenus et (…) sur l’accès pour les femmes, à la fois comme consommateurs vulnérables et entrepreneurs », précise Olivier Nette.
Pour le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, ce programme renforcera l’appui de l’Ue et augure davantage de résultats probants dans ce secteur.

LIRE AUSSI:  Refus d’accès à l’Initiative de suspension de la dette: La note B+ du Bénin maintenue

Commerce et sécurité

La deuxième convention signée hier est relative au volet national du Programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest (Wacomp). D’un montant de 5 millions d’euros soit 3,28 milliards F Cfa, il vise également à promouvoir l’intégration des pays dans le système commercial régional et international. Le Bénin a retenu le soja et l’économie numérique pour cette intervention dès 2020.
« C’est un appui qui vient renforcer ce qui se fait dans le cadre de l’appui budgétaire à travers le Programme de développement du secteur agricole », se réjouit Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
Le troisième programme est intitulé « Consolidation de la paix au Bénin à travers la prévention de l’extrémisme violent ». A titre pilote, il sera déployé dans trois zones : Nikki-Pèrèrè, Malanville-Ségbana et Djougou-Bassila. Il répond à une préoccupation croissante des autorités nationales face à la dégradation du contexte sécuritaire dans le Sahel avec les attaques terroristes devenues récurrentes dans la sous-région, indique le chef de la délégation de l’Ue au Bénin. Les appuis seront orientés vers les espaces multi-acteurs, la culture de dialogue, d’éducation à la citoyenneté et de prévention des actes terroristes ainsi que les initiatives visant l’insertion économique et sociale des populations vulnérables.
Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Grégoire Gbèyou Loko, espère que ce programme renforcera la sécurité à travers l’implication des autorités locales et des organisations de la Société civile (Osc). L’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières (Abegief) et la Maison de la Société civile seront chargées de sa mise en œuvre.