Coopération et relations internationales: Une diplomatie au service du développement

Par Josué F. MEHOUENOU,

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La diplomatie Béninoise à démonré

Les acteurs de la diplomatie béninoise ont eu l’occasion de démontrer, au cours de ces deux dernières années, qu’ils sont au service du rayonnement du Bénin et qu’ils constituent un maillon important de la mobilisation de ressources au service du développement.

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Les maux de la diplomatie béninoise diagnostiqués dans le projet de candidature du président Patrice Talon trouvent actuellement des solutions. La pléthore notée dans les représentations diplomatiques a été solutionnée par une réduction des représentations diplomatiques et consulaires, dans un souci de rationalisation et de rendement. 

Depuis 2016, il est d’évidence que la diplomatie béninoise s’est fixé de nouveaux objectifs et traduit les ambitions des dirigeants actuels par de meilleurs résultats. Le réseau diplomatique et consulaire du Bénin compte actuellement 37 missions diplomatiques et consulaires dont vingt-neuf ambassades, consulats généraux et trois missions commerciales, selon des chiffres émanant du ministère des Affaires étrangères. Sauf que le gouvernement ne s’est pas contenté de réduire les postes diplomatiques. A l’ère de la Rupture, les ambassadeurs sont dotés de lettres de mission qui font d’eux des agents mobilisateurs de ressources au service du développement de leur pays. Ces lettres ne servent pas seulement de boussole à leurs actions au sein des services extérieurs mais sont également un instrument de gestion axée sur les résultats. Au cours des vingt-quatre derniers mois, la diplomatie béninoise s’est montrée particulièrement très engagée sur certains chantiers, notamment celui de la promotion de la culture béninoise.
La diplomatie a ainsi innové et œuvré au rayonnement de la culture à travers l’exposition dans les locaux du ministère des œuvres des artistes peintres et sculpteurs. Celles-ci ont eu lieu à chaque rencontre périodique avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. C’est d’ailleurs là l’une des innovations de l’actuel ministre des Affaires étrangères qui permet d’entretenir un contact permanent avec le milieu diplomatique. Ces sessions d’échanges avec les chefs de missions diplomatiques et les représentants d’organisations internationales sont l’occasion de les informer sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement.

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Des offensives sur tous les fronts

Le 26 août 2016, le Bénin a officiellement réclamé à la France la restitution des biens culturels issus du patrimoine culturel béninois et présent dans plusieurs collections françaises. Un comité national a été mis en place et est présidé par le ministre en charge du Tourisme et de la Culture. Le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération prend une part active au sein dudit comité pour une diplomatie offensive auprès de la partie française. A terme, à l’instar de certains pays du monde, le Bénin pourra bénéficier des dividendes de ses trésors culturels restés en France. La dernière visite à Paris du chef de l’Etat a permis de donner un coup d’accélérateur à ce projet. L’espoir est de plus en plus permis quant au retour de ses biens, pourrait-on dire.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a activement œuvré en vue du positionnement des cadres béninois à des postes de haut niveau. Ainsi, en moins de deux ans, plusieurs d’entre eux ont été promus. On peut citer, entre autres, l’élection de Me Reine Alapini Gansou au poste de juge à la Cour pénale internationale, l’élection du Bénin au sein de plusieurs organes de l’Unesco, l’élection de madame Elisabeth Afiavi Gnansounou Fourn comme membre du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, la nomination du Général Moumouni Zankaro comme commandant de l’état-major du Secteur de Bangui par les Nations Unies, la nomination de madame Bernadette Houndékandji épouse Codjovi comme juge à la Chambre d’accusation de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine et bien d’autres.
Dans le même temps, le Bénin a étendu sa coopération à de nouveaux partenaires du continent afin de faire de l’intégration africaine et de la coopération Sud-Sud une réalité. La coopération s’est intensifiée avec des pays de l’Afrique de l’Est, le Kenya et le Rwanda particulièrement.

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La mobilisation des ressources

La mobilisation des ressources s’effectue dans le cadre des partenariats traditionnels (bilatéraux et multilatéraux). Mais l’administration actuelle se caractérise par la recherche de partenariats innovants et privilégie les financements ou les réalisations de projets économiques structurants. L’effort de mobilisation de ressources par des ambassadeurs a attiré vers le Bénin de potentiels investisseurs privés des pays suivants : Afrique du Sud, Algérie, Arabie Saoudite, Belgique, Canada, Chine, Danemark, Espagne, Estonie, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Lettonie, Pays-Bas, Russie, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie… Mais également des investisseurs institutionnels. Il a été mobilisé auprès des partenaires bilatéraux (Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chine, France, Japon, Pays-Bas, Suisse) la somme de 483,217 milliards de F Cfa entre avril 2016 et décembre 2017.
On pourrait donc dire sans se tromper que la diplomatie béninoise, deux ans après l’avènement au pouvoir de Patrice Talon est devenu un outil phare dans la mobilisation des ressources et moyens en vue du financement du programme d’actions du gouvernement, document de référence pour la gouvernance 2016-2021 au Bénin.