Cotonou : La divagation des animaux réprimée, ce qu’en dit le code pastoral

Par Fulbert Adjimehossou,

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La Police municipale de Cotonou a enclenché une opération de répression des animaux dans la capitale économique du Bénin. Déjà, une dizaine de bêtes sont conduites à la prison civile de Cotonou.

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Des animaux conduits en prison. C’est bien surprenant pour beaucoup d’internautes ayant appris la nouvelle, ce mercredi 25 mai 2022 sur la page Facebook de la mairie de Cotonou. Pourtant, c’est la destination finale de la dizaine de bêtes ramassées ce mardi 24 mai 2022, par les policiers municipaux, dans les 1er et 2è arrondissements de la ville. « On avait soit l’habitude de garder les animaux ou de nous en débarrasser. On les a conduits à la prison civile pour qu’ils soient utilisés pour nourrir les prisonniers », a informé notre source.

En réalité, le code pastoral en République du Bénin interdit la divagation des animaux domestiques. « La divagation des animaux domestiques est interdite sur toute l’étendue du territoire national. Tout propriétaire d’animaux domestiques est tenu d’en assurer la maitrise et le contrôle, de manière à éviter les dommages causés aux biens d’autrui et les dégradations causées à l’environnement », stipule l’article 45 dudit code.

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Plus loin, le chapitre 3 renseigne sur les sanctions auxquelles sont exposés les propriétaires de ces animaux. « Est puni d’une peine d’emprisonnement de trois mois à douze mois et d’une amende de 50 000 à 300 000 francs F Cfa tout propriétaire de bétail ou toute personne qui en ayant la garde, laisse ses animaux divaguer, dégrader ou causer des déprédations aux récoltes, pâturages artificiels, champs ou plantations d’autrui », prévoit l’article 93 de la loi. Mais dans le contexte de Cotonou, il est très rare de voir se présenter les propriétaires de ces animaux, au risque d’être sanctionnés.

La police municipale reste de son côté décidée à mettre fin à cette pratique qui met surtout en danger les usagers de la route à Cotonou. « On va balayer tous les arrondissements de Cotonou. Pour le moment, ce sera une campagne de répression qui pourra être transformée en veille permanente », prévient la Police municipale.